13
mai

Pour qui sonne le glas ?

J’ai peur…

Cette chronique est peut-être ma dernière.

Le plat que vous apercevez en photo ci-dessous constituera ma pitance vespérale : du tofu à la purée de piment, aux haricots de soja noirs, à l’ail, aux tomates et aux oignons.

Qui a guidé ma main dans le frigo au moment de rassembler les ingrédients ?

Je sais pourtant qu’il regorge de produits potentiellement dangereux, de la confiture de piment utilisée dans les prisons birmanes aux cidre montluçonnais en passant par les sauces asiatiques utilisées pour anesthésier les éléphants. Et je ne parle même pas du gaperon que ma frangine m’a refilé. Depuis des mois, je m’étais juré de faire le tri dans cette pharmacopée d’empoisonneur… Par tous les dieux, je sens d’ici les vapeurs de la mort… Bon appétit.

12
mai

Grande cause humanitaire

Pour l’AHP, depuis les marais berrichons, par Herbert le Khan noir.

Les autorités birmanes refusent toujours l’aide américaine mobilisée pour les victimes du cyclone Nargis. La junte semble craindre une invasion militaire à travers cette ingérence.

La Chine, durement touchée par un tremblement de terre dans la province du Sichuan devrait également refusée la main tendue par Washington.

Heureusement, d’autres pays pourraient accepter de bon cœur l’aide de l’oncle Sam. En effet, selon nos information, l’aide américaine pourrait être redéployée en urgence dans le Berry !

Depuis deux ans, la région s’enfonce lentement mais surement dans une grave crise humanitaire dans l’indifférence quasi-générale : Pénuries de riz-au-lait dans les grandes surfaces, plus de bananes plantain, et des cours du kiwi multipliés par cinq etc…

La région n’a certes pas été victime d’un cyclone ou d’un tremblement de terre mais elle a connu les passages à répétition du Berrichon masqué. Plus dévastateur qu’Attila, plus fourbe que Marc-Olivier Fogiel et plus bête que Mireille Mathieu, le Berrichon masqué est un des quatre cavalier de l’apocalyspse. il n’est pas sur qu’une simple intervention humanitaire puisse sauver la région et les population indigène. Je pense qu’une intervention armée comme en Somalie sera indispensable.

12
mai

Nom d’artiste.

Après Johnny Halliday, (de son vrai nom Jean-Philippe Smet), c’est Vladimir Poutine qui change de nom. Désormais, il se fera appeler “Dimitri Medvedev”
02
mai

Bernard Kouchner et les Barbares.

Ce matin, Bernard Kouchner, notre théâtral ministre des affaires étrangères s’emportait contre le meurtre d’un humanitaire français au Tchad, qualifié “d’acte de barbarie ignoble.”

Bon… ma voisine de palier aurait tenu ces propos sous le coup de l’émotion, je n’aurais pas relevé la diatribe, mais venant d’un ministre des affaires étrangères, cela me dérange un peu.

Voyons d’abord l’origine du mot “barbare”. Il provient d’une onomatopée, utilisée chez les Grecs pour désigner l’étranger, dont le langage est inintelligible comme le roucoulement des oiseaux : Brbr. Par extension, chez les Grecs, comme chez les Romains, il désigne l’individu étranger à la civilisation, non-civilisé, le sauvage. Autrement dit, cet assassinat, perpétré par des bandits de grand-chemin, est le signe de leur sauvagerie… Après tout, nous sommes en Afrique, “tout le monde sait que les Africains, sont de grands enfants pas encore civilisés.”
Il y a environ un millier d’homicides chaque année en France, soit environ trois par jour. Dit-on que le France est un pays de barbares ? Nous qualifie-t-on de sauvages à l’étranger ? (En dehors du Royaume-Uni). Cette barbarie, que l’on reproche aux assassins n’est qu’un refus d’assumer le violence de notre propre civilisation. Qualifier l’Autre de “barbare” est pour moi une forme d’arrogance puante et de naïveté. De la même façon, on qualifie certains actes d’inhumains, comme si les animaux tuaient par cruauté ou par cupidité. Ces actes sont au contraire “typiquement” humains.

Enfin, n’accablons pas Bernard Kouchner, il aurait pu utiliser le terme de “moyennageux”, assez voisin de “barbare” dans son acception, en partant du principe que le Moyen-Âge fut moins barbare que le XXe siècle… Il aurait encore pu utiliser le terme de “nègre” ou de “bestial” (comme Alessandra Mussolini à propos des Roumains).
Il me semble que ce vocabulaire est utilisé avec de plus en plus de facilité dans les médias, sans que l’on se pose la moindre question sur l’arrogance. Pour aller plus loin, je me demande s’il n’y a pas derrière ces termes une sorte de racisme inconscient ou tout le moins de condescendance.
01
mai

Star à Poil : le Berrichon masqué.

Mélaine, qui a été passablement émoustillée par son passage à Amsterdam, me réclame à corps et à cri des stars à poils : “Et on veut des mecs cette fois, pas des kangourous, des ratons laveurs ou des chanteuses portugaises !”

Et bien, aujourd’hui, pour vous mesdames, en exclusivité sur Internet, voici une photo de mon collègue le Berrichon Masqué à Poil !!! Je me suis procuré ce document par les plus vils bassesses pour vous l’offrir aujourd’hui.

Le Berrichon masqué à Poil (dans la Nièvre)

Pour ceux qui n’ont jamais entendu parler du Berrichon masqué, (et qui ont bien de la chance) voici une occasion de revenir sur la biographie de ce personnage atypique.

Comme son nom ne l’indique pas, le Berrichon masqué est né et a grandi en Alsace, dans la banlieue de Mulhouse. Il passe les premières années de sa vie à boire de la kro et manger de la choucroute, ce qui explique sa passion pour les plaisanteries graveleuse où il est question de saucisses. À l’âge de 18 ans, il s’engage dans la légion étrangère pour, dit-il, “devenir un homme et attraper des maladies vénériennes.” Dans la légion, il se découvre une passion pour la biologie et la zoologie, en particulier les chèvres.

Après son contrat de cinq ans, il s’inscrit à l’université de sciences naturelles de Strasbourg, qui est à cette époque l’université la plus réputée du Bas-Rhin. Au contact des milieux estudiantins, gangrénés par la canaille trotskiste, il opère un revirement idéologique radical. Il abandonne les valeurs de l’armée pour se tourner vers l’activisme lajoino-zapatiste. Il s’engage dans tous les combats de son temps : l’opération de Suez, la décolonisation de l’Afrique et la guerre du Viêtnam. Quand la police commence à s’intéresser à lui, il décide de changer d’identité. Il se fait appeler le Berrichon Masqué en hommage à de lointains ancêtres berrichons, se laisse pousser les cheveux et porte un masque de Zorro. Comme le cavalier noir, il est insaisissable. En 3 ans, il capture 74 nains de jardins, qu’il libère dans les bois et cambriole 21 fois la brasserie Kronenbourg. Nihiliste jusqu’au bout des ongles, il trouve une compagne alsacienne, dénommée Émilie, qui ne porte pas le costume traditionnel avec les oreilles de Mickey.

En 2006, il entend le discours du Sous-commandant Marcos sur les Indiens du Chiapas et le retour aux origines. Il décide alors de partir dans le Berry, sur les terres de ses ancêtres. Il arrive donc en même temps que le Khan qui le subjugue par son rayonnement spirituel et son sens du calembour.

30
avr

Les 120 jours d’Amsterdam.

Il y a quelques semaines, j’ai reçu un message effrayant dans ma boîte aux lettres. L’une de mes connaissance, dénommée Mulan, m’annonçait qu’elle voulait partir pour les Pays-Bas. La lettre disait en substance : “Mon ami, je n’en puis plus des vertus et du Saint-Nectaire, je désire plonger dans le stupre, le gouda, le vice et la drogue. Je pars pour Amsterdam ! Mon cheval est scellé, je partirai en la vigile de la Sainte Bernadette.” (Elle travaille dans une école de cavalerie, ces gens là ont un langage désuet.)

En lisant cela, mes jambes se sont dérobées. Sainte-Marie mère de Dieu… La pauvre Mulan chez les filles de joie et fumeurs de hachich ! Je me suis jeté à genoux pour invoquer le père tout puissant et me signer. (Bon, d’accord, je me suis signé à l’envers, car je confonds toujours la Macarena et le signe de croix…) Comme Bernard de Clairvaux, qui prêcha jadis la croisade des Albigeois, je pris mon bâton de pèlerin pour tenter de sauver cette âme en détresse. Mulan est déjà végétarienne : mérite-t-elle pour autant d’aller en enfer ?

Comme Batman, je ne suis pas seul pour combattre le vice ! Mon Robin se prénomme Landry, alias “Le Squale” ou “le Mérou” dans les commentaires. Enfin, Pout avait rejoint notre expédition pour caillasser les manifestants pro-tibétains sur le chemin. ;-)

Nous attendions tous les quatre sur les quais de la gare du nord avant d’embarquer vers les chauds climats des rives de l’Amstel. J’avais endossé le chasuble de la vertu pour combattre le Malin dans son antre.

Herbert de Clairvaux

Quatre heures après le départ, nous foulions les pavés du port d’Amsterdam au bord duquel nul marin ne dormait sous des oriflammes. Le matin, à 8h00, je mangeais un croissant avec Christine Boutin, à 13h00 je me promenais dans le quartier des lumières rouges. La vie est ainsi faite. J’ai senti que ce voyage allait être éprouvant en arrivant sur le parking où nous attendait la Landry-mobile. Il avait fait repeindre ce véhicule soit-disant pour passer inaperçu :

Avant de monter, je levais ma crosse sacrée pour attirer sur moi la protection de Saint-Christophe, patron des voyageurs et Sainte Marie-Madeleine, patronne des prostituées. Landry conduisait son bolide avec brusquerie et vélocité. Ce voyage fut long et pénible. Puis il donna un grand coup de frein en hurlant. Je levait mon missel en implorant le ciel. Il ouvrit la porte et annonça fièrement : “C’est fait, j’ai débusqué un des sbires du Malin.” Le temps que je descende, Mélaine sétait déjà précipitée dans le Musée du sex.

Moi je criais à Landry : “Prie avec moi, chasse le Malin ! N’accepte pas le démon en ton cœur ou alors, cela sera le chapiteau Pinder !” Mais il était déjà en train de regarder le programme du musée en déclarant avec un air de faux-cul : “Ah, j’irai bien voir les reproductions des fresques romaines, au nom de la recherche historique.”

En comprenant ce qui se passait, je commençais à pâlir. Mon fidèle Landry, mon preux et sémillant spadassin était en train de tomber dans les rets du vice. Ainsi commença mon long chemin de croix. Il ne m’ont rien épargné… après le “lèche-vitrine” dans le quartier rouge, ils sont allés au marché aux fleurs. Je me suis dit : “enfin, la beauté fragile des tulipes saura toucher l’étincelle d’amour dans leurs âmes consumées par la concupiscence… mais ce n’est pas les bulbes de tulipes qui les intéressaient…

Cependant, le marché au fleur fut un moindre mal car il éloignait Landry et Mélaine du quartier du sexe, je pouvais peut-être les sauver. Profitant d’un moment de confusion, je réussis à les convaincre d’aller visiter le musée des tropiques : le grand musée d’anthropologie des Pays-Bas avec les collections javanaises et sud-américaines. J’étais bien convaincu d’éloigner ces deux démons de la porte des enfers. Les tentations furent nombreuses sur le chemin. Avec mon aide et mes prières, Landry parvint à résister au fruit défendu de la nouveauté.

Hélas, en arrivant au musée, je compris bien vite l’œuvre de Belzébuth. d’un manière ou d’une autre, il était responsable des collections… Des masques javanais aux totems africains en passant par les innocentes marionnettes, tout n’était que sexes turgescents dressés au ciel comme une offense à Dieu. Christ ressuscité me pardonne. ;-)

En sortant du musée, je sentais ma foi faiblir et s’insinuer le doute dans mon esprit. Mon Dieu, pourquoi nous as-tu abandonné ? En sortant de ce lieu de perdition, je crus un instant retrouver le moral mais ils me conduisirent dans le gouge le plus sinistre de la capitale Batave : le siège local de l’U.M.P.

C’est à cet instant que j’ai abandonné. Alors, un jour, Dieu punira les Hollandais pour leur truculence et leur effronterie. Le Gouda deviendra vert et les sauterelles mangeront les champs de tulipes !!!! Hahahahahahahahaha ! ( = Rire sardonique, pour ceux qui ne veulent pas lire le nombre de Hahahahaha)

27
avr

Branches with Almond Blossom

Photo prise sur les bords du Singelgracht à Amsterdam.

Branches with almond blossom, première mise en ligne par Herbert le grand Khan.

Branches des arbres découpées sur le ciel sur les bords du Singelgracht. Van Gogh a probablement assisté à une scène comparable quelques décennies avant moi. Je partage avec lui ce goût pour ces dentelles végétales. Après la copie, voici l’original :

Branches with Almond Blossom.

24
avr

Proverbe javanais

Quand la pirogue n’avance pas, c’est sans doute qu’il y a une tortue à la rame.

23
avr

“Le peuple de la liberté.”

Les dernières élections italiennes ont été marquées par une importante évolution du paysage politique. À gauche comme à droite, plusieurs partis se sont regroupés afin d’éviter la trop grande dispersion des voix.

Le centre gauche est désormais dominé par le Parti démocrate de Walter Veltroni, issu de la fusion des Démocrates de gauche (anciens communistes) et de la Marguerite (les sociaux-démocrates). À droite, une fusion de partis politiques s’est également opéré sous les brillants auspices de Silvio Berlusconi, ce qui a donné le “Peuple de la Liberté.”

Quel nom délicieusement ironique : Le “Peuple de la liberté.” Pourquoi pas le “Brillantissime parti des lumières et de la probité“. J’en ris encore ! Silvio Berslusconi, qui est un peu à la politique ce que Marco Materazzi est au football, nouvelle flamme de la liberté… J’aime ce sens de la provocation, du contre-pied et de la mauvaise fois assumée. Il y a un mélange d’humour absurde et d’ironie digne d’un réquisitoire de Pierre Desproges.

Pour explication, le Peuple de la liberté rassemble bien sûr Forza Italia, l’ancien parti populiste de Silvio Berlusconi et l’Alliance nationale, le parti post-fasciste de Gianfranco Fini. Précisons que ce parti, typique de l’extrême droite nationaliste a pris quelques distances avec le fascisme mussolinien. Cette prise de position a entraîné le départ fracassant d’Alessandra Mussolini, la petite fille du Duce qui a fondé son propre parti. La petite défend vaillamment l’héritage familial, déclarant lors des législatives de 2006, entre autres, “qu’il valait mieux être fasciste que pédé”. Tout un programme. Vous me direz : “Que devient la malheureuse ? A-t-elle été abandonnée à son sort ?” Rassurez-vous, elle appartient naturellement au glorieux “Peuple de la liberté”, dont elle a incarné les valeurs avec brio au Parlement européen. Notons cependant, que la demoiselle a été exclue du groupe des députés d’extrême droite car elle a été jugée trop raciste et xénophobe par ses petits copains, voir l’article de Libération. :lol:

Si vous voulez plus de détails, le lien suivant décrit les mutations des dernières élections législatives en Italie : article tiré du site de l’IRIS. (Institut des relations internationales et stratégiques. Ils diffusent chaque semaine une lettre d’information gratuite par messagerie, si vous êtes intéressés. C’est assez fiable et indépendant.)

Enfin, j’attends avec impatience les prochains coups d’éclat du Cavaliere. Avec Sarko de l’autre côté des Alpes, nous avons là une fine équipe.

20
avr

Tournoi de go d’Amsterdam 2008. Igo, weiqi, baduk in Amsterdam. Du premier au quatre mai.

Avis aux joueurs de go francophones.

Du 1er au 4 mai se tiendra le 37eme tournoi de go d’Amsterdam. Je suis allé leur rendre visite au cours d’un séjour touristique. En remerciement de leur accueil sympathique, j’ai promis de leur faire un peu de publicité.

Si vous voulez visiter la ville, c’est l’occasion de faire d’une pierre deux coups. Pour les détails pratiques, vous pouvez réserver votre billet sur le site de la SNCF. 4 heures de train et 35 euros le trajet. Vous pouvez vous enregistrer en ligne pour le tournoi sur leur site en suivant ce lien :

The 37th Allshare Amsterdam Go Tournament

L’inscription peut se faire au siège de l’EGCC (La fédération hollandaise) le premier mai au 14 rue Schokland à partir de 11h30. La cérémonie d’ouverture se tient à 14h30 et la première ronde commence à 14h45. Les 5 rondes suivantes auront lieu les jours suivants. Si vous restez un ou de jours de plus, je vous conseille d’en profiter les musées de la ville. Pour les amateurs d’arts et d’histoire, le plus connu est le Rijksmuseum où sont conservés les vestiges du siècle d’or des Provinces-Unies. Sinon, je vous conseille ardemment le Tropenmuseum “le musée des tropiques”, c’est à dire le musée anthropologique. Il est extrêmement riche et bien présenté. Probablement beaucoup plus vivant et pédagogique que le musée des arts premiers de Paris.

Si vous n’avez qu’un jour à passer dans le nord, il existe deux tournois rapides d’une journée le samedi 3 mai et le dimanche 4 mai. L’inscription se fait respectivement à 11h15 et 10h15.

Pour les enfants, il existe égaement un tournoi le dernier dimanche. Pour la famille et les amis qui ne jouent pas au go, il y aura une salle de jeu avec des jeux de Poker, Othello, Reversi et Catan pendant toute la durée du tournoi.

Voila, si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter ou mieux, les contacter directement sur cette adresse : tournament2008 (AT) goinamsterdam (ANTISPAM) nl (Il faut remplacer le AT par @ et Antispam par un point.) Leur site est assez complet avec toutes les informations nécessaires pour se loger et s’organiser.

10
avr

Jacques van Minden, le Tibet, la Chine et les droits de l’homme. (Suite)

Après les dernières polémiques sur les manifestations parisiennes et la question chinoise en Europe, je tiens à faire le point sur certains sur certains arguments qui, d’un point de vue historique, me semblent extrêmement douteux et nationalistes.

Je vais commencer par les propos de ce vénérable “sinologue” autoproclamé, Jacques van Minden, qui tiennent au mieux de la fumisterie et de la mauvaise fois, au pire de la propagande éhontée.

Tout d’abord, l’auteur :

Ce “sinologue” réputé brille par l’absence de toutes références bibliographiques ou universitaires. Il est vrai, je suis méchant, il a été adoubé par Alain Peyrefitte… qui n’était pas n’importe qui puisque qu’il était sénateur RPR de la Seine-et-Marne. ;-) Jacques van Minden est surtout connu pour être le président du cercle d’amitié franco-chinois. Un ambassadeur de la culture chinoise dans ce qu’elle a de plus beau, ami personnel de Deng Xiaoping, le célèbre défenseur des droits de l’homme. L’esprit de ses propos n’est pas sans rappeler le cercle d’amitié France-Libye dirigé par notre ami Patrick Ollier, lui même un grand “orientaliste”.

Voyons son argumentation : “Le Tibet en 1421 a signé un pacte avec Kubilaï Khan etc…” Si l’information est vrai d’un point de vue historique, son utilisation comme justification d’une invasion militaire tient d’une manipulation de l’histoire à des fins de propagande. La France pourrait envahir l’Angleterre au nom de la suzeraineté du roi de France sur le Duc de Normandie, envahir la Belgique au nom du droit de dévolution suite au mariage de Louis XIV avec l’infante Marie-Thérèse, réclamer la Suisse qui a signé un pacte avec Bonaparte etc…. Ces traités ne constituent pas une justification à postériori d’une agression militaire. La simple formulation de cette idée est crasse et vulgaire. Dans le vocabulaire universitaire, on est à la limite entre le révisionnisme et la réécriture de l’histoire.

Deuxième argument : le Dalaï Lama est un affreux esclavagiste, le Tibet était un régime féodal où une minorité de moines exploitaient une population de serfs. Là encore, pour caricaturale que soit cette version, il y a une part de vrai. Le Tibet dans les années 1950 était un petit royaume montagnard enclavé et sous-développé. (Comme la Chine à la même époque) Cela-dit, dénoncer les soutiens du Tibet, comme le fait cet “intellectuel” ou Mélanchon en les présentant comme les défenseurs d’un monachisme féodal et les admirateurs de l’archaïsme oscille entre l’insulte et le déballage de connerie. Toujours pour remettre cette argumentation en perspective, cela ressemble exactement à la propagande coloniale de l’extrême droite française. “Avant notre arrivée, les Africains étaient des sauvages : esclavage, pas de routes, pas d’hôpitaux et d’écoles. C’est nous qui avons tout construit, s’ils ne veulent pas de notre civilisation (comprendre LA civilisation) on s’en va et on démonte tout !!!” Ceci est le discours crasse de l’extrême droite qui circule dans les milieux chinois pour justifier le cadeau de la Chine au Tibet. = Des écoles où on ne parle que chinois, quelques hôpitaux archaïques concentrés dans les villes, drapeaux tibétains interdits, sans oublier la glorieuse “modernisation” de la ville de Lhassa : recouvrement de la voie sacrée par un boulevard, destruction du centre ancien remplacé par des bâtiments soviétiques et construction d’une grande place à la gloire du parti en face du Potala, avec diffusion ininterrompue de Céline Dion en version chinoise dans les échoppes des colons installés par le gouvernement central. Et encore, je passe sur les moines abattus et les trésors culturels pillés.

Autre argument croustillant : Les Anglais et les Américains voulaient exploiter l’uranium ! Les salauds ! Ils auraient envahi le Tibet pour voler l’Uranium. Le grand président Mao, dans le soucis louable de protéger les gentils tibétains de l’influence occidentale, lancent une opération militaire, laquelle commet quelques “méfaits” inévitable, un monastère par ci, un monastère par là. Là encore, justification à postériori et plutôt douteuse. Sans rire, on dirait un communiqué officiel du ministère chinois de l’éducation et de l’information. Avons-nous justifié et défendu la colonisation française en disant que si nous n’avions pas colonisé l’Algérie, les Anglais l’auraient fait avant nous pour exploiter le pétrole ?! Petit détail amusant, il parle de prospection occidentales pendant les années 1955-1956 alors que l’armée chinoise a envahi le Tibet en 1950. :-)

Enfin, “le Dalaï Lama”, ce connard de prix Nobel de la paix “esclavagiste et rapace” (qui s’est enfui avec les trésors) refuse le dialogue avec la Chine… Le méchant ! Comment peut-il être aussi borné et obstiné, alors que les autorités chinoises le présentent pudiquement comme “un traître, qui s’est appuyé sur des forces anti-chinoises étrangères pour répandre de faux bruits.” D’ailleurs lui même dit que c’est la Chine qui refuse le dialogue. Qui croire ? Un prix Nobel de la Paix ou un gouvernement qui manipule en permanence les informations ?

Cette idée officielle des “forces anti-chinoises étrangères” est reprise telle quelle par Jacques van Minden, qui s’interroge sur les forces obscures qui manipulent cette poignée “d’exilés Tibétains dispersés”. Bon dieu !! Un complot raciste dirigé contre la Chine avec la complicité d’Amnesty Internationale, Reporter Sans Frontières et des ONG altermondialistes ! :-)

Cet argument prête encore à rire, on sent la propagande d’un régime à bout de souffle. On dirait un communiqué de l’Ambassade de Chine. Cela me rappelle les gens qui traitent d’antisémites tous ceux qui ne sont pas d’accord avec la colonisation en Cisjordanie et les assassinats ciblés.

Les exilés Tibétains et les associations de défense des droits de l’homme ont simplement profité de l’impact médiatique des J.O. pour médiatiser leur cause. Cela faisait partie des règles du jeu. Que croyait le parti communiste chinois ? Qu’ils pourraient gentiment mettre en scène le régime avec de grandes chorégraphies communistes, les petits drapeaux, les danses folkloriques des minorités et les jolies chansonnettes ? Qu’il suffisait de faire arrêter une poignée de journalistes trop bavards et que tout le monde fermerait sa gueule ?

Ce qui me désole dans cette affaire, c’est que les Chinois de Paris, dont une certaine Chinoise que je connais, se mettent à ressortir la propagande prédigérée par les “historiens” officiels du parti ou leurs zélateurs occidentaux comme ce grotesque Jacques van Minden. (Tiens, il devrait aussi adhérer au cercle des amis de la Corée du Nord, cela me rappelle l’article d’Asia Times “Kim Jong-il’s useful idiots in the West.” Pourquoi sombrer dans cet espèce de nationalisme ? On peut aimer la culture chinoise et appartenir à la culture chinoise sans défendre la colonisation du Tibet et les revendications nationalistes…

Quelle sera la prochaine conquête pour flatter le nationalisme chinois ? Annexer Taïwan, la Mongolie, le Viêtnam, le Cambodge, la Corée au nom des suzerainetés ancestrales réclamées par le “fils du ciel” ? Ou alors récupérer les 15 arpents de Mandchourie piqués par les Russes ? J’ai eu la chance de discuter avec un diplomate de l’ambassade de Chine il y a quelques années. Il m’a décrit l’histoire pacifique et surréaliste d’une Chine qui n’a jamais embêté le moindre voisin. Une Chine braudelienne du temps long qui se définit par son pacifisme viscéral… On croit rêver…

On ne peut pas m’accuser d’être anti-chinois, mais je suis très déçu par les évolutions récentes que je perçois dans cette société. Bien sûr, je ne suis pas un éminent sinologue comme Monsieur van Minden, mais je vois une société qui a enterré l’idée de liberté avec les morts de la place Tian’an men (zut, j’ai encore le droit de dire qu’il y a eu des évènements en 1989 ? Ou cela fait parti des “fausses informations répandues par les forces étrangères hostiles à la Chine” ?) Je ne vois que des commerçants, des entrepreneurs, des cadres, qui rêvent de mariage arrangés, de bénéfices, de 4×4 et de sac Vuitton, y compris par les Chinois de Paris, qui sont peut-être venus chercher ici ce qu’il y a de pire dans l’Occident. :-(

07
avr

Sport et politique.

En regardant le parcours mouvementé de la flamme olympique dans les rues de Paris, j’ai été interpelée par la remarque d’une innocente chinoise qui regardait la manifestation : “Les défenseurs du Tibet confondent le sport et la politique.”

Quelle phrase est à la fois plus banale et plus dénuée de sagacité ? Depuis la création du sport, ce dernier est indissolublement lié à la politique. Dans l’antiquité grecque, la cité qui parvenait à se mettre en valeur pouvait édifier les cités voisines en exhibant sa force et sa puissance. La compétition féroce que se livrent les grandes puissances mondiales pour la suprématie sportive est lié à des enjeux de puissance et d’image. La force doit être mise en scène. Les Occidentaux comme les pays communistes l’avaient très bien compris pendant la guerre froide. Suivant cet objectif politique, tous les moyens sont bons, à commencer par la triche et le dopage pratiqué encore de façon massive même si on ferme les yeux avec hypocrisie.

À Berlin en 1936, Moscou en 1980, Los Angeles en 1984, quel(le) imbécil(e), pardon “innocent” oserait prétendre que le sport et la politique sont deux choses différentes ? Il en sera de même pour Pékin. Le régime compte profiter de l’occasion pour étaler sa puissance sur la scène internationale. Ce qui est de bonne guerre en soit. Je comprends la démarche du parti. Par contre, les décisions du C.I.O. sont marquées du sceau de la bêtise et de la cupidité. Pensaient-ils à Berlin en 1936 que l’idéal olympique allait adoucir les lois de Nuremberg ? Que la fraternité entre les peuples allait faire fondre le petit cœur froid des dignitaires nazis ? Pensaient-ils en 1980 que les Soviétiques allaient libérer les prisonniers politiques pour chanter la joie de vivre avec les athlètes américains ?

Pour les manifestations du jour à Paris, je comprends la médiatisation du parcours de la flamme olympique par les défenseurs des droits de l’homme. Par contre, la violence de certains manifestants ne peut que porter du tort à la cause qu’ils défendent. Cela dit, en matière de violence, je décerne une mention spéciale aux policiers français qui ont tout fait pour impressionner le service d’ordre chinois de la flamme olympique. Mention très bien au CRS qui a éclaté la tête d’un journaliste de France 2, lequel ayant annoncé clairement sa qualité de journaliste. Le CRS lui a répondu : ” On s’en fout ! ” avant de le savater. Le journaliste a perdu connaissance avant d’être hospitalisé. Ce gars là mérite sans aucun doute un voyage à Pékin. Le parti communiste chinois sait récompenser les policiers comme lui qui savent s’occuper des journalistes avec pragmatisme. Si nous sommes effectivement mal placés pour donner des leçons sur les droits de l’homme, on peut toujours apprendre au chinois à later les journalistes. À bien y réfléchir, je les trouve un peu mous.

04
avr

La clairvoyance du Comité International Olympique.

La répression des manifestations au Tibet a brutalement rappelé à l’Occident la situation des libertés en Chine. Les réactions outragées que l’on peut entendre des deux côtés de l’Atlantique sont d’ailleurs assez amusantes. Beaucoup de gens semblent découvrir depuis deux semaines que le régime de Pékin (Beijing pour être correct) était en délicatesse avec le concept des droits de l’homme. Or, Amnesty Internationale, Reporters Sans Frontière et d’autres O.N.G. publient chaque année des rapports assez complets sur l’état des droits de l’homme dans cette riante démocratie.

La question aurait dû se poser avec un peu plus de force en juillet 2003, au moment où une bande de vieillards corrompus et semi-grabataires se sont réunis à Moscou pour choisir le pays hôte des Olympiades 2008. Certains commentateurs dénoncent l’amateurisme du C.I.O. qui n’aurait pas abordé le problème des droits de l’homme au moment de la sélection. C’est évidemment faux. Même le C.I.O. ne peut faire preuve d’une telle stupidité. Ils ont bien sûr abordé le problème et ont justifié leur position en affirmant que les jeux olympiques ne peuvent qu’améliorer la situation en braquant sur la Chine les médias du monde entier. Cet objectif semble généreux mais un peu “ingénu” sur les bord. (Pour mes lecteurs berrichons qui ont du mal avec les subtilités de la langue française, “ingénu” veut dire ici “complètement con”.) Avec les dernières finitions sur les sites olympiques, les autorités chinoises ont peaufiné le “nettoyage” du centre-ville, au sens propre comme au sens figuré. Ils ont commencé par chasser les mendiants (comme dans les stations balnéaires de la côte d’azur) et plus original : “les ennemis de l’État”. C’est quoi un “ennemi de l’État” en Chine ? C’est par exemple He Qinglian, économiste et journaliste qui a dénoncé la corruption et les atteintes à l’environnement. Elle a été obligée de fuir au États-Unis. Pour ceux qui n’ont pas été assez rapides, au moins 80 journalistes et internautes seraient incarcérés en Chine sous divers motifs dont le dernier en date, Hu Jia, il y a trois jours. Sinon, je passe sur les autres prisonniers politiques, le Laogaï, le révisionnisme d’état, l’usage de la torture, la peine de mort à tour de bras, la persécution des avocats… Ce site résume assez bien les revendications concernant les droits de l’homme : Huit revendications pour Pékin.

Les considérations politiques ou éthiques ont bien été envisagées avant la sélection de Pékin, mais elle passent au deuxième plan après la rentabilité financière et le montant des pots de vin. Malgré ses annonces sirupeuses, le C.I.O. se fout comme d’une guigne que son hôte torture dans la salle de bain tant qu’il y a du caviar dans la salle à manger. Je ne vais pas retourner le couteau dans la plaie concernant la rivalité Paris-Londres mais de toute évidence, le choix de Londres ne relève pas uniquement de considérations objectives. Dans le passé, ils ont fait encore plus fort en choisissant Moscou pour les jeux olympiques de 1980. Une dictature totalitaire, quelle bonne idée pour incarner l’idéal olympique et la fraternité ? Pour les jeux d’hiver de 2012, avec une grande clairvoyance, ils ont choisi la charmante station balnéaire de Sochi, sur les bords de la mer noire. Ce choix a beaucoup fait rire les Russes eux-même, puisqu’il neige environ une fois tous les 20 ans à Sochi. Enfin, cela fera plaisir à Vladimir Poutine qui prend ses vacances dans les environs.

Côté chinois, bien sûr, cet événement est une bénédiction (sauf pour les intellectuels qui sont en taule). Le parti compte bien utiliser la présence des médias étranger pour affirmer sa place sur la scène internationale. (Vous aurez remarqué qu’en Chine, on dit le parti au singulier, c’est beaucoup plus simple et ça évite les discussions improductives.) Un effort important de mise en scène sera réalisé pour mettre en spectacle la puissance du pays. Comme aux États-Unis, comme en Russie, le but sera de frapper l’imagination du monde en étalant la puissance et les potentiels du pays. Un effort de préparation sans précédant a été réalisé dans les équipes chinoises. L’important n’est pas de participé mais de gagner. Le monde doit s’incliner devant la puissance et écouter l’hymne national.

Suis-je pour le boycott me demanderez-vous ? La réponse est nom. Déjà car ça ne me regarde pas, c’est aux athlètes de décider. Or, ces derniers se sont préparés pendant quatre ans pour cet événement, parfois la seule occasion pour certains sports d’avoir un peu de visibilité. Je pense en particuliers à tous les sports en dehors du foot, du tennis et du rugby. ;-) Les athlètes ne sont pas responsables de ce choix et le boycott ne changera rien, en dehors de blesser le peuple Chinois en général.

Par ailleurs, vous aurez compris que je ne regarde pas particulièrement le sport. Enfant, je me suis vautré dans une sorte de chauvinisme national en notant la liste des médailles françaises. Il y a bien longtemps que j’ai renoncé à toute forme de nationalisme et de patriotisme. Je me fous bien de savoir si la France va ramener une médaille de plus ou de moins et qui va gagner le 100 m nage libre ou le tournoi de saut à la perche. Faire du sport, pourquoi pas, mais regarder des gars en uniforme qui concourent pour la grandeur de la patrie, non merci.

03
avr

Vive le réchauffement climatique !

Depuis plusieurs années, les écologistes, les altermondialistes et autres marginaux nous cassent les pieds avec le réchauffement climatique. Mon ami George Bush a longtemps cru à un canular monté par d’anciens hippies. Pour le coup, il s’est trompé. D’ailleurs, je lui ai dit : “George, tu t’es trompé, le réchauffement est bien une réalité.” C’est la fonte de la banquise au dessus du pôle nord qui m’a mis la puce à l’oreille. Je suis parti dans le cercle polaire en hélicoptère pour pêcher sur la glace avec des copains, mais quand nous sommes arrivés sur place, il n’y avait plus de banquise…

Si le réchauffement climatique est bien réel, le qualifier de catastrophe écologique est de la pure propagande trosko-tiermondiste. Je m’en suis fait la remarque la semaine dernière en discutant avec un de mes collègues. Un professeur de sport entre en salle des profs à 10h00 transi de froid. Interrogé sur ses conditions de travail, il nous explique qu’il fait très bon dans le gymnase mais qu’il n’y a pas de chauffage dehors. Là je lui dit : “Tu exagères, on fait tout ce qu’on peut pour chauffer l’extérieur.” Il y a des centrales nucléaires pour réchauffer les rivières, des centrales thermiques et des bagnoles qui tournent en permanence pour chauffer un peu la campagnes et nos trottoirs citadins. Bien sûr, nous pouvons encore faire mieux pour améliorer la douceur des températures hivernales. L’Europe, les États-Unis et le Japon on fait beaucoup de sacrifices mais aujourd’hui, nous ne sommes plus seuls. La Chine, l’Inde, le Brésil et les autres pays émergents assument enfin leurs responsabilités pour lutter contre le froid. Courage mes amis, le temps arrive enfin où nous pourrons garder nos bermudas en plein hiver pour boire du pastis au volant de nos 4×4.

Quant aux Africains, ils devraient commencer à faire des économies d’eau et planter des pins parasols mais enfin, je pense qu’ils sont bien partis pour s’adapter. Un Malien consomme en moyenne 20 litres d’eau par jour (contre 400 pour un Américain) il lui suffit de prendre des verres un peu plus petits, d’arrêter de cultiver des légumes et le tour est joué. :-)

01
avr

Les brumes du Léthé.

Un épais brouillard est tombé sur la campagne et s’est immiscé dans mon esprit… Clartés morbides et ombres diffuses… Je me suis baigné dans ses vapeurs comme dans les eaux du Léthé. J’ai inspiré à pleins poumons dans mes ténèbres blanches et mon âme s’est diluée dans l’oubli. L’horizon s’est effacé en emportant les secondes à venir. Pourrais-je rester dans cet entre-deux mondes ?

20
mar

Donald Marzy, l’homme de Montluçon.

Je ne suis pas le seul à avoir réfléchi pendant 15 jours avant de trouver une connerie. Hier j’ouvre ma boîte au lettre virtuelle et je tombe sur un courrier de Jean-François Coppé qui me demande : “Mais qui est vraiment ce Marzi, auteur des excellentes recettes de cuisine de votre site.”

Il est vrai que c’est homme est entouré de mystère. On sait qu’il a beaucoup voyagé et qu’il a trafiqué pendant un moment du coca Kolkhoze, mais ça s’arrête là. Moi-même, quand je l’interroge sur sa vie en Europe de l’est, il reste très discret. Par bonheur, grâce à la magie d’Internet, j’ai retrouvé des amis de notre ami Marzi en République Tchèque. Ces derniers l’avaient affectueusement surnommé Donald (rapport à son accent) et lui avait composé une petite chanson pour son anniversaire… que voici :

:-) Merci au Parti mou chez qui j’ai trouvé la version originale d’Ivan Mladek : “Jozin z bazin”. Je vous encourage a regarder l’original.

19
mar

Ataraxie

Araignée en hiver
Une araignée marche sur un fil de glace.

Un air de violoncelle annonce le coucher de soleil.

18
mar

Les ambassadeurs.

La tempête avance avec délicatesse. Une main gantelée de noir annonce la danse glacée des jours prochains. Ténèbres, givre, oubli… l’hiver de l’Europe sera doux.

15
mar

Méditations métaphysiques.

Ce matin, je songeais aux récents évènements des municipales de Neuilly-sur-Seine. Je revoyais le soulèvement du petit peuple, dressé contre le despotisme. Ils étaient beaux, drapés de colère et de révolte, combattant l’oppression : “Martinon ! Non ! Non ! Martinon ! Non ! Non !”

 

Paris n’est pas morte en 1794 mes amis, la révolte gronde encore en île de France, en plein fief du roi !

Cependant, je m’interroge… Si Nicolas Sarkozy avait parachuté André Lajoinie à Neuilly (au nom de l’ouverture). Les Neuilliens l’auraient-ils accepté en scandant : “Lajoinie ! Oui ! Oui ! Lajoinie ! Oui ! Oui !”? Et quand Nicolas Sarkozy était maire de Neuilly, criaient-ils : Sarkozy ! Zi-Zi ! sous les fenêtres de la mairie ?

 

Bon, je crois que j’ai bien mis à profit ces quinze jours de réflexions. J’espère que vous en avez aussi profité pour vous reposer, car demain je reprends les conneries… ;-)

 

(Pour ceux qui ne connaissent pas André Lajoinie, c’est ancien dirigeant du parti communiste français. D’un naturel positif, quand qu’on lui demandait son avis sur des résultats électoraux, il répondait : “Oh, ben moi je suis content.”

28
fév

Musique et géopolitique : L’Orchestre Philarmonique de New York en Corée du Nord.

Poupout me demande ce que je pense de la visite de l’Orchestre Philharmonique de New York en Corée du Nord dont voici un des extraits marquants : l’introduction de la symphonie du nouveau monde d’Anton Dvorak.

Subsidiairement, elle s’interroge sur les dessous de cette apparente fraternité.

 

Je ferai trois remarques sur la question :

 

Tout d’abord, signalons que les relations diplomatiques entre la Corée du Nord et la communauté internationales se sont nettement réchauffées depuis février 2007. Les Etas-Unis ont accepté de mener des négociations globales avec le régime nord-coréen pour obtenir la dénucléarisation de la péninsule. Le régime de Pyongyang a renoncé à son programme nucléaire en échange d’une aide énergétique et d’une promesse des États-Unis de ne pas chercher à déstabiliser le régime. Cet accord a permis de réduire les tensions en Asie Orientale et aux États-Unis de se concentrer sur le Moyen-Orient. Ils sont donc dans une phase de réchauffement qui autorise ce genre de gestes diplomatiques.

 

Deuxième remarque, tous les gestes politiques et diplomatiques qui émanent des États-Unis n’ont pas les mêmes objectifs et la même philosophie. Les jeux d’influences et entre les écoles de pensée et les groupes de pression rendent la politique américaine bien plus complexe qu’il n’y paraît. Les puissantes organisations humanitaires et les entreprises multinationales peuvent simultanément pousser dans deux directions opposées. Les réseaux néoconservateurs par exemple ont été largement discrédités après le fiasco de la guerre en Irak. Certains états et mégapoles ont reconnu le protocole de Kyoto contre l’avis de leur président pendant que les firmes pétrolières négociaient l’exploitation des réserves de l’Alaska.

 

Enfin, des hommes de paix peuvent mener une action ou une croisade individuelle contre les dogmes de la politique officielle. Daniel Barenboïm et le Western-Eastern Divan Orchestra militent pour la paix au Moyen Orient tandis que les bombes explosent sur leur passage. On peut rappeler dans le même esprit l’orchestre pour la paix qui rassemble également des musiciens arabes et israéliens sur les mêmes objectifs. Les artistes et en particuliers les musiciens dont le langage est universel sont idéalement placés pour rapprocher les peuples quand nos dirigeants prêchent le choc des civilisations.




Partir c'est mourir un peu. Mais mourir c'est partir beaucoup. (Alphonse Allais)

Vol de corbeaux dans un ciel d'hiver polonais.

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Ce sont des sites tout pourris, mais enfin bon, ce sont des amis...

Sur un sentier de randonnée."
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