Création du Badminton-contact.

•Vendredi 3 juillet 2009 • Laisser un commentaire

“Tu fais du badminton ? Mais c’est un sport de plage ! C’est pour les gonzesses avec un caleçon et un paréo !” Il ne faut pas se leurrer, le badminton a souvent mauvaise presse. Combien de lazzis et quolibets ai-je entendu quand je suis allé commander un lait-fraise au bar avec ma raquette de badminton… Il est d’autant plus dur de se défendre que la majorité de ces critiques ne sont pas totalement infondées. Voyons les choses en face : le règlement draconien de la Fédération Française de Badminton nuit considérablement au spectacle. Il est interdit d’insulter l’adversaire, de lui faire des “fucks”, de jeter sa raquette, de donner des coups de pieds sous le filet et d’envoyer le volant dans l’œil. Je crois même qu’il est interdit d’exhiber ses fesses en début de partie en signe de défi !! Bref, tout ce qui plaît au public est interdit.

Dans les années 1970, le Karaté avait exactement les mêmes problèmes : interdiction de porter les coups au visage, annulation des victoires par K.O., pas de fourchettes dans les yeux etc…. Heureusement, en 1980, Dominique Valéra, un visionnaire, frustré par ces règles absurdes, décide de quitter sa fédération pour créer une nouvelle discipline : le Karaté-contact, habile fusion entre le Full-contact et le Karaté traditionnel. Le panache associé à l’esprit des arts martiaux.

L’année 2009 marque une nouvelle révolution dans le monde du sport avec l’apparition du “Badminton-contact”. Directement inspiré du Karaté-contact, il propose un jeu spectaculaire et enrichissant (pour les cliniques privées). Les règles sont assez simples. On peut gagner soit aux points, soit par KO. Il est autorisé de jeter sa raquette sur l’adversaire, de le déstabiliser avec des attaques personnelles sur son physique et de porter des coups de pieds quand il s’approche du filet. Il est en revanche strictement interdit de franchir le buste dans le terrain adverse pour taper son adversaire. Pour l’instant, le badminton-contact est encore en phase de rodage. Il y a encore un peu de flottement sur l’équipement et les protections autorisées, comme l’atteste la photo suivante :

les winners

Il est bien sûr parfaitement autorisé, voir encouragé, de viser les yeux. Le port du chapeau, des lunettes de ski ou d’un casque d’escrime est donc recommandé. Signalons que les volants sont un peu plus lourds et aérodynamiques que des volants homologués par la Fédération Française de Badminton (pour faire plus mal).

Sur le terrain,  tous les styles peuvent être pratiqués. On peut mélanger le Badminton avec le Penshak, le Taekwondo, le Curling ou le Kick-boxing. Ci-dessous, un pratiquant fait la position du gypaète-barbu.

Très efficace contre les volants en hauteurs, cette position protège les côtes flottantes et le sternum. L'éventail est également bien pratique pendant les fortes chaleurs.

Très efficace contre les volants en hauteurs, cette position protège les côtes flottantes et le sternum. L'éventail est également bien pratique pendant les fortes chaleurs.

En cas de contestation sur un point, le volant n’est jamais rejoué. Les deux adversaires règlent le litige par un duel. Le premier qui touche le visage obtient gain de cause et le match reprend son cours.

kukutsu-shuto

Si vous aussi, vous souhaitez créer un club de badminton-contact, n’hésitez pas à m’écrire. Une Fédération Internationale est en cours d’élaboration. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. (Mon adresse est indiquée dans la colonne de droite.)

Rattrapages…

•Mercredi 1 juillet 2009 • 4 commentaires

Ces dernières semaines, j’ai alimenté mon blog avec un peu moins de constance. La raison en est simple, j’étais en train de ramasser des champignons… Aussi, quand j’ai allumé la radio après plusieurs semaines d’isolement, les informations se sont un peu bousculées. J’ai contacté mes correspondants aux quatre coins du monde : À Vézézoux, Besse-en-Chandesse, Pouilloux-sur-Couzillou, Brousse, Sauxillanges… afin de rédiger un article à la fois brillant et exhaustif. Et bien chères lectrices, voici la somme de mes travaux : Il semblerait que Michael Jackson soit mort dans un accident d’avion au large du Brésil alors qu’il se rendait dans les Comores. Le maire de Salvador de Bahia qui se trouvait également dans l’avion serait le seul survivant. Le grand Khan présente également ses plus sincères condoléances aux victimes.

Pour ceux qui auront été choqué par cette hommage, vous pouvez toujours vous dire que je vais monter dans un avion russe à la fin du mois… s’il s’écrase, je vous autorise à prendre deux fois des moules à l’annonce de ma mort. ;-) )

De l’utilité d’apprendre des proverbes finlandais.

•Samedi 20 juin 2009 • 2 commentaires

Jeudi dernier, à la cantine, j’étais en train de manger mon île flottante en entrée, absorbé dans mes pensées comme un aigle royal qui se laisse emporter par le vent. Une collègue m’a regardé avec étonnement puis elle m’a demandé si tout allait bien.

Vous voyez, là je passais vraiment pour un con. Puis j’ai eu un éclair de génie. Je l’ai regardée et je lui ai dit : “La vie est incertaine, mange d’abord ton dessert ! Elämä on epävarmaa, syö jälkiruoka ensin. C’est un proverbe finlandais.” Et là j’ai senti un mélange d’admiration et de respect. Je passais pour un philosophe et un érudit…

Bienvenue au Moyen Âge.

•Vendredi 19 juin 2009 • 2 commentaires

- Si un jour vous visitez le Moyen Âge, si  vous dormez allongés, les gens seront impressionnés.

- Mais Monsieur, comment on fait pour aller au Moyen Âge ?

- Ben, vous pouvez aller dans les Vosges par exemple.

Herbert le grand Khan. Cours d’histoire avec les 5eE.

Le cycle des héritiers de l’ASM. (Suite.)

•Jeudi 18 juin 2009 • 4 commentaires

Parabole

•Mercredi 17 juin 2009 • 8 commentaires

Hou la fasciste !

•Mercredi 10 juin 2009 • 10 commentaires

Il y a deux jours, en ouvrant ma messagerie, j’ai été interpelé par le titre d’une dépêche : “Dorothée bientôt convoquée au commissariat.” Sur le coup, je me suis dit : “Enfin, cette pourriture va enfin payer pour l’ensemble de ses crimes : Les Musclés ! Bioman ! Le miel et les abeilles !”

Mais en lisant l’article, j’ai compris bien vite qu’il s’agissait d’un canular. Son origine était la convocation par la police d’une mère de famille de 49 ans qui avait laissé en commentaire d’une vidéo de Nadine Morano le titre d’une chanson de Dorothée : “Hou la menteuse”. J’ai relu l’article plusieurs fois pour être sûr d’avoir bien compris. Nous n’étions pas en Chine, ni à Cuba ou en Corée du Nord mais bien en Gironde. Là, j’ai eu comme un léger frisson… Je savais que Nicolas Sarkozy avait tendance à disgracier les serviteurs qui lui déplaisait, mais j’ignorais que ses ministres pouvaient porter plainte pour ce genre de commentaires… Si je vais au café critiquer les chiffres de la délinquance, viendra-t-on sonner chez moi à six heures du matin ??

Nadine Morano se défend d’avoir ciblé cette mère de famille plus qu’une autre. Peu importe. Elle a porté plainte et envoyé à la police une copie des commentaires. Il est possible qu’un policier ait ensuite fait un peu de zèle… Seulement, dans une démocratie, les policiers ne font pas spontanément du zèle en arrêtant les mères de familles, même quand elles écoutent des chansons de Dorothée. Le fait de porter plainte suite à des commentaires d’internautes et le zèle lamentable des forces de l’ordre en dit long sur l’état du droit dans notre pays. Quelle sera la prochaine étape ? Un policier un peu zélé décidera-t-il de convoquer les journalistes qui critiquent le gouvernement ? Les humoristes vont-ils être placés sous surveillance policière ? Le mot liberté sera-t-il supprimé des moteurs de recherche Internet ?

Exclusif : Dixième défaite de l’ASM en finale du championnat de France !!

•Mercredi 3 juin 2009 • 11 commentaires

Mes chères lectrices, nulle n’ignore ici ma passion pour le rugby et le sport en général. Le rugby, sous des dehors de pugilat entre deux bandes de grosses brutes vulgaires est en réalité la dernière allégorie mythologique de nos temps modernes. L’affrontement de l’Afrique du Sud contre la Nouvelle Zélande, c’est la lutte d’Enkidu contre Gilgamesh, tournoyant dans la poussière. Toulouse contre le stade français, c’est le combat d’Hercule contre les Amazones. Enfin, Clermont-Ferrand en finale, c’est l’ascension du Galibier par Raymond Poulidor ! Qui mieux qu’un Auvergnat peut apprécier à sa juste valeur le supplice prométhéen de cette équipe de looseurs, qui échoua neuf fois de suite au pied de l’Olympe. Les défaites de l’ASM en finale du championnat de France tiennent aujourd’hui du comique de répétition, d’autant plus méritoire qu’ils arrivent souvent en finale pour nous faire rire. Rions donc par avance en fêtant dignement la dixième défaite de l’ASM en finale du championnat de France de rugby ! Encore bravo à leurs adversaires perpignanais !

Suite à un pari (presque gagné d’avance), j’ai promis de mettre une photo de moi en tutu ici même si jamais les Poulidors du rugby devaient l’emporter. ;-)

Le ketchup et le code du Bushido.

•Mardi 2 juin 2009 • 2 commentaires

“Avant, quand les Samouraïs étaient vaincus, ils se faisaient harakiri. Ils allaient à l’écart, ils mettaient une citrouille avec du ketchup. Après ils s’ouvraient avec du ketchup partout… Ben oui, ils ne sont pas cons, ils veulent pas mourir.”

Notre entraineur de Karaté, quand l’esprit de Jean-Claude Vandamme souffle sur les tatamis. :)

Des signes extérieurs d’imbécillité. Les dimanches (en retard) de la philosophie. Séance 45.

•Mardi 19 mai 2009 • 6 commentaires

Il n’est pas toujours facile de reconnaître un imbécile au premier coup d’œil. Certains arrivent à se cacher toute leur vie et à l’insu de leur entourage. Il est même possible que nous soyons tous des imbéciles, sans nous en être rendus compte. Heureusement, il existe quelques subtiles indices qui permettent à un limier habile de reconnaître les imbéciles.

Le premier indice assez flagrant est la possession d’une Golf Volkswagen. Je me suis fait cette réflexion lundi soir en voyant l’une d’elle sur ma place de parking en rentrant chez moi. (En fait, elle occupait deux places de parking, puisqu’elle était exactement au milieu.) Là, je me suis remémoré mes années de circulation dans le sud de la France, pendant lesquelles j’avais élaboré des statistiques extrêmement précises. Par exemple, si vous êtes suivi par une Golf, le risque qu’elle vous double par la droite en zigzaguant est de 92%. Cette probabilité passe à 61% avec une Peugeot 307 et 3% pour une Renault Clio.

Autre signe distinctif de bêtise : la gourmette ! Pierre Desproges avait déjà noté cet indice dans les années 80. Aujourd’hui encore, cette observation est tout à fait pertinente. La petite plaque avec le prénom est un facteur aggravant. Chez les filles, on notera également la présence des petits pendentifs à la mode (exemple Tiffany) qui vont souvent de paire avec une bêtise hors du commun.

Le polo Lacoste, les T-shirt moulants, le sac Vuitton, la casquette de l’OM, les cheveux teints en jaune, le serre-tête, la crête et badge des jeunes de l’UMP sont autant de symptômes de la bêtise. La possession d’une seule de ces caractéristiques ne suffit pas à dépister la bêtise de façon certaine. On a tous nos petites faiblesses (moi même, je porte des serre-têtes en salle des profs… cela excite le Berrichon Masqué). En revanche, la possession d’au moins trois de ces objets est une preuve de bêtise, hélas irrémédiable. Si vous connaissez quelqu’un qui roule en Golf GTI avec une casquette de l’OM et un polo Lacoste, il vaut mieux l’abandonner… Cet ami ne vous apportera que des ennuis.

Le cri de Tarzan… suite

•Mercredi 13 mai 2009 • 2 commentaires

- Monsieur, vous devez toujours nous faire le cri de Tarzan, vous avez promis…

Rislen, six mois après la première tentative.

Massacre à la débroussailleuse !

•Mardi 12 mai 2009 • 8 commentaires

Bientôt dans vos jardins…

massacredébroussaille

Ah ! Ah ! Si vous aviez entendu les cris quand je suis passé dans le jardin aromatique et les rangées de salades...

De l’arrogance et de l’humilité. Les dimanches de la philosophie. Séance 44.

•Dimanche 10 mai 2009 • 4 commentaires

L’arrogance et l’autosatisfaction sont présentes en chacun de nous. Moi-même, avec le recul, je me demande si je ne suis pas un peu un connard imbu de moi-même… 8O L’effacement complet ou l’auto-dénigrement sont parfois des remèdes pire que le mal. Pour autant, chez beaucoup de personnes, l’autosatisfaction affichée frise le ridicule. Hier, je suis allé à un stage de curling où se trouvaient un certain nombre de beaux spécimens. C’était assez marrant de les voir rouler des mécaniques avec des airs de matadors… alors que quand on joue au curling… bon, on rase les murs.

Chez les enfants ou les adolescents, c’est espèce d’arrogance liée à l’inexpérience me semble plus pardonnable. Chez un adulte ou un vieillard en revanche, je la vois comme une preuve assez manifeste de bêtise. Celui qui ouvre un peu les yeux et gagne en maturité comprend rapidement à quel point il est ignare et parfois ordinaires. Nous rencontrerons toujours des gens plus brillants et plus vifs à tout point de vue. Ne pas le comprendre est une réelle faute d’intelligence. Moi même, à 15 ans, j’étais beaucoup plus arrogants qu’aujourd’hui… Ah ! Ah ! Je roulais des mécaniques à la piscine pour impressionner les minettes et je m’asseyais comme le penseur de Rodin pour discuter à table… Aujourd’hui, je vais à la piscine pour soigner mes rhumatismes avec Guillaume et je me contente de lire Télé Z pour y puiser des maximes philosophiques… ;)

Vézézoux : j’y étais !

•Vendredi 8 mai 2009 • 6 commentaires

De nombreux lecteurs m’ont écrit pour me demander si j’étais allé au Festival du Printemps de Bourges. Bien sûr que non chers amis. Le Printemps de Bourges, c’est has been… Cela n’attire plus que quelques pecnots de Saint-Martin et les banlieusards de la région parisienne. Pendant cette période, j’écumais les scènes de l’avant garde artistique et culturelle, en l’occurence la Foire aux Géraniums de Vézézoux !! J’entends d’ici vos réactions incrédules : “Non, c’est pas possible ! Quelle classe ! Il est plus fort que Chuck ! J’y crois pas !” Votre scepticisme est bien naturel. Cependant, je peux prouver mes affirmations. Voici une photographie exceptionnelle, réalisée sans trucages.


sortievézézoux

Oui chers lecteurs ! Ce village existe vraiment. La mystérieuse cité de Vézézoux est située en Haute-Loire, sur une petite colline qui surplombe les berges de l’Allier, entre Auzon et Jumeaux. Elle domine avec majesté la vallée, telle Machu Picchu au-dessus les  gouffres andins. Au loin, le village Pouilloux-sur-Couzillou lui fait face comme une caryatide jumelle sur le balcon de l’Erechteion.

Depuis plusieurs siècles, le village de Vézézoux est entouré d’une aura de mystère. Je me souviens d’un spectacle de Chraz, l’humoriste auvergnat, dans lequel il dissertait pour savoir s’il fallait prononcer [chraz] ou [craz] (sujet qui préoccupait tout le monde dans la salle). Il avait expliqué qu’en Europe de l’Ouest, au Canada et en Afrique, les gens prononçaient [chraz] alors que les Eskimos, les Japonais et les habitants de Vézézoux prononçaient plutôt [craz]. C’était la première fois que j’entendais le nom de Vézézoux. Cela me donna envie d’en savoir plus. Pendant des années, j’ai écumé la région à la recherche de ce fameux village. Parfois, je trouvais un panneau, mais jamais de traces des habitations. Je suis alors parti consulter la littérature à la recherche du plus petit indice. La plus ancienne mention du village de Vézézoux a été faite par Platon, qui en fait l’origine du mythe de l’Atlantide. J’ai découvert par la suite que les Espagnols en avait fait l’Eldorado. Des centaines d’explorateurs ont cherché les cités d’or au cœur de la cordillère des Andes, alors qu’elle était dans le massif central. La littérature de Science-Fiction américaine, l’héroïc fantaisie scandinave et le Da Vinci Code contiennent régulièrement des allusions à Vézézoux. Certains racontent même que c’est le village de naissance de Chuck Norris. La découverte sensationnelle de ce village risque de bouleverser l’imaginaire de millions d’enfants !!!

Qu’est-ce que le courage ? Les dimanches en retard de la philosophie. Séance 43

•Mardi 5 mai 2009 • Laisser un commentaire

Définir le courage ou la bravoure peut-être un objet de réflexion philosophique (sans parler de la bravitude qui peut être un objet de réflexion pour les ethnolinguistes).

Il existe au moins deux définitions du courage:

- La première concerne la bravoure ou l’héroïsme, souvent placée sur le terrain militaire. On dira d’un homme qu’il a été courageux parce qu’il a risqué sa vie pour une raison ou une autre : planter son drapeau au sommet d’une colline, capturer un château fort, brûler le palais d’été ou bombarder une ville de nuit.

- Dans d’autres circonstances, on dira d’une personne qu’elle est courageuse parce qu’elle travaille sans se plaindre et qu’elle fait ce qu’elle doit faire.

Quelle que soit la manière d’aborder le problème, aucun de ces concepts ne me plait vraiment. Le premier s’apparente fortement à la stupidité. Les circonstances qui méritent de mettre sa vie en danger sont très rares. Il s’agit de cas exceptionnels de légitime défense ou d’assistance à personne en danger. En de telles circonstances, agir est une nécessité vitale qui répond à notre instinct de survie. Obéir à la nécessité est-ce encore du courage. Dans le second cas, cela s’apparente au pire à de la résignation, au mieux à du stoïcisme. Il n’y a rien de courageux à accepter les choses telles qu’elles sont. C’est du bon sens. En revanche, accepter et subir des choses sur lesquelles ont peut agir est de la faiblesse.Pour conclure de manière éclatante cette démonstration, voici une vidéo abordant un des plus grands actes d’audace de ce siècle naissant (dans le Berry).

Interruption temporaire des programmes.

•Dimanche 26 avril 2009 • 3 commentaires

Dans une année scolaire, un comique ordinaire s’essouffle et cesse d’être rigolo après quelques semaines. Le grand Khan, grâce à une alimentation calibrée à base de trucs rigolos reste vaguement amusant jusqu’au printemps… bref, le comique qui dure vraiment plus longtemps.

Il faut cependant recharger les batteries de temps en temps. Nous vous prions de nous excuser pour cette interruption momentanée des programmes. Retour le dimanche 3 mai pour un nouveau dimanche de la philosophie. Amicalement.

Les citations du grand Khan VII.

•Samedi 18 avril 2009 • 2 commentaires

“Dans les pays scandinaves, ils aiment les compromis, alors que nous, on aime la guillotine.”

Dialogues du grand Khan.

Comment concevoir le temps ? Les dimanches (très en retard) de la philosophie. Séance 42.

•Mercredi 15 avril 2009 • 2 commentaires

Le temps est bien dur à concevoir pour un esprit humain, limité par notre propre matière. Le temps est invisible, insensible, imperceptible. On ne devine sa présence qu’à travers ses effets comme le frisson d’un lac sous les caresses du vent. Nos ancêtres ont probablement découvert sa trace dans notre chair. “Le temps quotidiennement nous vole quelque chose, la poignée de cheveux et l’ivoire des dents” (Référence : Ne chantez pas la mort.). Sa trace la plus évidente dans la nature est le changement des saisons. Il n’est pas étonnant que les peuples d’Asie aient développé une conception cyclique du temps et de la vie. En Europe, nous avons abordé depuis l’antiquité une vision linéaire du temps. Il est comme une rivière sans source dont les eaux s’écoulent perpétuellement vers l’infini. Les progrès de la physique et la découverte de la relativité ont bouleversé notre perception du temps. On sait que les eaux peuvent ralentir pour le nageur. Avant cela, les Mésopotamiens nous ont appris à découper les jours en heures, les heures en minutes et les minutes en secondes. Enfin, les jours nous permettent de mesurer la vie des hommes. J’en étais resté à cette conception linéaire du temps, occupé à tracer tristement des croix sur les murs de ma chambre en attendant mon épilogue, quand les écrits de Stig Dagerman ont remis en cause ma vision des choses :

“Personne ne peut énumérer tous les cas où la consolation est une nécessité. Personne ne sait quand tombera le crépuscule et la vie n’est pas un problème qui puisse être résolu en divisant la lumière par l’obscurité et les jours par les nuits, c’est un voyage imprévisible entre des lieux qui n’existent pas. Je peux, par exemple, marcher sur le rivage et ressentir tout à coup le défi effroyable que l’éternité lance à mon existence dans le mouvement perpétuel de la mer et dans la fuite perpétuelle du vent. Que devient alors le temps, si ce n’est une consolation pour le fait que rien de ce qui est humain ne dure – et quelle misérable consolation, qui n’enrichit que les Suisses ! (…)

Je peux reconnaître que la mer et le vent ne manqueront pas de me survivre et que l’éternité se soucie peu de moi. Mais qui me demande de me soucier de l’éternité ? Ma vie n’est courte que si je la place sur le billot du temps. Les possibilités de ma vie ne sont limitées que si je compte le nombre de mots ou le nombre de livres auxquels j’aurai le temps de donner le jour avant de mourir. Mais qui me demande de compter ? Le temps n’est pas l’étalon qui convient à la vie. Au fond, le temps est un instrument de mesure sans valeur car il n’atteint que les ouvrages avancés de ma vie.

Mais tout ce qui m’arrive d’important et tout ce qui donne à ma vie son merveilleux contenu : la rencontre avec un être aimé, une caresse sur la peau, une aide au moment critique, le spectacle du clair de lune, une promenade en mer à la voile, la joie que l’on donne à un enfant, le frisson devant la beauté, tout cela se déroule totalement en dehors du temps. Car peu importe que je rencontre la beauté l’espace d’une seconde ou l’espace de cent ans. Non seulement la félicité se situe en marge du temps mais elle nie toute relation entre celui-ci et la vie.”

Stig Dagerman, Notre besoin de consolation est impossible à rassasier, 1952.

Références : Traduction française. Lecture musicale par le groupe Têtes Raides.

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English test du premier avril

•Mercredi 1 avril 2009 • 12 commentaires

Aujourd’hui, 1er avril, je me devais de faire une connerie au collège, sans quoi ma réputation de rigolo en aurait pris un coup. J’ai immédiatement pensé aux élèves de troisième F, qui sont si bon public. Hélas, ils n’ont pas histoire le mercredi. Qu’à cela ne tienne, j’ai préparé une connerie pour le cours d’anglais que j’ai refilé à mon collègue : interrogation surprise sur le curling !!

English test

The curling, a champion’s sport April 1st

(5 minutes)

Name :

1) Explain in a few sentences why is the curling a great sport.

2) Where did the curling born ?

3) Spott the odd one out (trouvez l’intrus) : One of those sports is not for women :

- Karate – Soccer – Curling – Gymnastics

(Clue : it begins with « c »)

4) Which city of Norway won the championship in 2008 ?

5) Which country won the men’s competition during the last winter games ?

6) Which hero as been created by Jerry Siegel ?

- Spiderman – Superman – Curlingman – Hulk

Vivons heureux en attendant la mort. Les dimanches (en retard) de la philosophie. Séance 41.

•Lundi 30 mars 2009 • Un commentaire

À moins d’être croyant, ce qu’à Dieu ne plaise, il est bien évident que notre existence entière n’a aucun but. C’est le néant qui nous attend et la civilisation humaine suivra un jour ou l’autre ce destin.

Est-ce une raison pour déprimer et fuir le bonheur comme l’écrivait Stig Dagerman ? Certainement pas ! Au poète suédois, nous pourrions opposer les textes du grand poète de Douai, j’ai nommé : Didier Super !

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