Comment améliorer encore la fête du Beaujolais nouveau ?

•vendredi 16 novembre 2012 • 3 commentaires

Cher lecteur,

Si tu es en train de lire cet article aujourd’hui, vendredi 16 novembre, cela veut dire que tu as décidé de boycotter le lancement du Beaujolais nouveau ou alors, tu es déjà alcoolo et capable de supporter de grandes quantités d’alcools…

Dans un cas comme dans l’autre, ce petit article peut t’intéresser.

Si tu décidé de boycotter la fête pour des raisons religieuses. Certaines religion interdisent la consommation d’alcool et même de vinaigre. Le Beaujolais nouveau tombe sous le coup des deux interdits !! Comment faire pour participer à la fête dans ces conditions ? Peut-être peut-on trouver un substitut : La mode « haute couture et Beaujolais ». Tu peux rejoindre la communauté des fêtards avec un sac Vuitton-Beaujolais et un tailleur Chanel imbibé de vinasse. Comme le déclarait judicieusement Karl Lagerfeld devant le salon des viticulteurs du Rhône : « Le Beaujolais est à la viticulture ce que la maison Chanel est à la confection » Autrement dit une escroquerie. Je rappelle l’idée de base : vous décidez de vendre des vestons, de l’eau de toilette ou des sacs à main à des prix exorbitants, mais le problème est qu’il faut arriver à convaincre les consommateurs de dépenser l’équivalent de six mois de salaire d’un ouvrier bengali pour acheter un truc inutile. Il faut donc le convaincre qu’en achetant ce produit il participera à quelque chose de grand. Un évènement comparable à la sortie de Star Wars, la révolte de la place Tian’anmen  ou un concert de Lady Gaga. S’il achète le sac à mains Louis Vuitton ou la montre Rolex, il sera cool et riche comme un émir saoudien ou un acteur de Bollywood. En achetant un sac « Chanel Beaujolais Nouveau » tu pourras toi aussi participer à la grande fête du Beaujolais et reconnaître tes amis dans la rue.

Dans le deuxième cas, si tu as participé à la fête du Beaujolais, l’alcool ne te fait pas peur : La preuve, tu tiens debout avec 3 grammes… Dans ce cas, tu voudras participer à la fête mais en faisant des économies, parce que bon… 15 euros la bouteille au bar et 150 euros au salon VIP des boîtes de nuit, cela fait mal au c’ porte monnaie. Dans ce cas l, comme pour la confection, tu peux penser aux contrefaçons !!! Voici une petit recette simple pour faire ton propre Beaujolais nouveau et le boire entre amis : Tu mélanges quelques litres de Villageoise ou de Kiravi. (Un cubi fera l’affaire) Tu mélanges avec une bouteille de vinaigre pur le côté un peu vif et piquant et une demi-bouteille de sirop de cassis (ou de grenadine, renseignez-vous avant.) Je défie quiconque de faire la différence. Et hop le tour est joué. La nouvelle bouteille vous revient à un euro le litre. Vous pouvez donc en boire quinze fois plus… 

Considérations sur les élections américaines.

•lundi 12 novembre 2012 • Laisser un commentaire

Je me demande si la réélection de Barack Obama est vraiment une bonne chose. Je ne prononcerai pas sur les aspects économiques et diplomatiques, mais d’un point de vue humoristique, je pense que je vais regretter Mitt Romney.

Euro 2012 : Les objectifs de l’équipe de France de Football.

•lundi 11 juin 2012 • Laisser un commentaire

« Notre objectif est de sortir des poules »

Hugo Lloris, capitaine de l’équipe de France de football.

Avec Franck Ribéry et les bars à hôtesses ukrainiens, cela ne devrait pas être trop difficile…

La caverne du Grand Khan.

•mardi 31 janvier 2012 • 4 commentaires

De nombreux lecteurs se demandent comment un Auvergnat comme moi peut-il vivre dans le Berry ? Les affres de la civilisation – porter des vêtements, utiliser des couverts, parler en articulant des mots… – ne sont-elles pas dures à vivre quand on est habitué à courir nu dans la forêt, grimper aux arbres et manger de la viande crue ?

Et bien oui, chers lecteurs. La civilisation, c’est dur quand on a passé son enfance dans le Cantal… mais il y a des solutions. Pour adoucir ma vie, j’ai recréé un campement néolithique dans ma salle de classe ! Voici en exclusivité les premières photos :

Le cœur de la maison est évidemment le foyer. C’est là que les Auvergnats se rassemblent pour cuire les pattes de chevaux ou les gigots de petits veaux pour les dévorer en famille…

Après le foyer, il est toujours de bon ton de décorer son bureau avec une tête de cheval et une peau de fouine. La peau de fouine permet également de protéger l’écran des frimas de l’hiver.

Pour le tableau, on préfèrera le silex à la craie. La craie est certes plus facile d’usage mais le silex est plus durable. Tout le monde connait le proverbe : « les paroles s’envolent, les écrits restent. » Quand ils sont écrits avec du silex, c’est vrai.

Pour la décoration, une peau de ragondin c’est toujours classe…

Et les photos de famille quand on est un peu sentimental…

Enfin, le vélo doit être à l’image du reste : Un vélo que l’on regarde avec admiration en se disant : « Ouah, c’est un aimant à gonzesses ! Le mec qui conduit ce vélo il doit emmener pas mal de petites souillons dans sa grotte en les tirant par les cheveux… »

Les documents épistolaires de la salle des profs. Chapitre VI) Monsieur Angelotti, le roi des contrepèteries.

•dimanche 29 janvier 2012 • 8 commentaires

Certains lecteurs me demandent s’il n’y a que des gens bizarres dans mon collège : Des satrapes, des trafiquants de drogue, des cascadeurs berrichons, des saboteurs et des juifs… Et bien non chers amis, il y a aussi des gens normaux comme mon collègue de maths, Monsieur Angelotti, grand spécialiste des contrepèteries, connu bien au-delà de nos frontières.

Éditions Gallimard                        À Paris le 8 décembre 2011
107 Avenue Rabelais
75 016 PARIS
Tel. : 01 58 11 18 13
Fax. : 01 58 11 18 14

À Monsieur Francesco Angelotti
12 rue Paul Verlaine
72 170 BEAUMONT-LE-VICOMTE

Objet : Édition de la grande encyclopédie des contrepèteries.

Cher Francesco,

Voici un petit courrier pour vous tenir informé des dernières nouvelles au sujet de notre encyclopédie internationale des contrepèteries.

La traduction du corpus en langue française avance de façon satisfaisante. Les principales éditions en anglais, en mandarin et en arabe sont rédigées à plus de 40%. Les éditions russe, tamoule et bretonne sont complétées à 30%.

Je ne vous cacherai pas que certaines traductions sont assez techniques. Notre traducteur philippin éprouvent beaucoup de difficultés avec un vocabulaire exotique. Il n’a pas trouvé un équivalent en tagalog pour « les mites ont percé l’énorme bas de laine. » La raison est simple, il n’y a pas de mites aux Philippines et ils n’utilisent pas de bas de laine.

Le traducteur chinois, soucieux de passer à travers les mailles de la censure hésitait à copier la phrase suivante : « La Chine se dresse à la vue des Nippons. » La mise en exergue d’une rivalité avec le Japon n’est plus dans la droite ligne de la diplomatie officielle. Il proposait donc de remplacer Chine par Birmanie. « La Birmanie se dresse à la vue des Nippons » mais dans ce cas, il n’y a plus rien de drôle.

J’ai reçu un courrier de notre collaborateur yéménite pour la version en langue arabe. Il refuse catégoriquement d’écrire que « les jeunes filles doutent de leur foi. » Il affirme que l’athéisme est une invention de l’Occident et que le doute n’a pas sa place dans l’Islam. Il a également remplacé « les folles de la messe » par « les folles de la prière du vendredi ». Je me demande si nous ne devrions pas changer ce traducteur…

Dans les bonnes nouvelles, notre traducteur belge-flamand a déjà trouvé un titre pour son pays : « Toutes ces frites sont bien belles ». Du coup le traducteur danois a copié le même titre en remplaçant frites par harengs.

La tâche est encore grande mais nous en verrons le bout. L’année prochaine, nous devrions célébrer ensemble la parution des premiers ouvrages et apprécier ensemble le goût du blanc.

Amicalement.

Isabelle Gallimard

Les documents épistolaires de la salle des profs. Chapitre V) Monsieur Maringon, le chef des profs d’EPS.

•mardi 24 janvier 2012 • Laisser un commentaire

C’est important une bonne ambiance dans un collège. Une bonne ambiance s’appuie sur des collègues chaleureux et quelques meneurs pour raconter des blagues et faire des conneries. Chez nous, nous avons plusieurs chefs. Le berrichon masqué fait bien sûr partie de la frange activiste qui promène ses tortues au collège et sabote le casier des collègues. Monsieur Maringon, le chef des profs d’EPS et de l’amicale est une autre figure importante du collège. Il ne manque jamais d’idées pour organiser des soirées chaleureuses où la joie s’épanouit (souvent au dépend de la morale)… (Tous les noms sont bien sûr fictifs pour des raisons de discrétion bien légitimes.)


Manoir du Gai Pinson                 À Allogny le 1er décembre 2011
Route Forestière du Long Lac
18 110 ALLOGNY
Tel. : 02 48 47 13 49

Monsieur Jean-Luc Maringon
Amicale du Collège Bernard Montiel
21 Rue de l’Estrapade
41 300 SALBRIS

Objet : Organisation d’une soirée d’intégration au domaine du Gai Pinson.

Cher Jean-Luc,

J’ai bien reçu ta lettre au sujet de la soirée d’intégration de l’amicale. Je voudrais préciser quelques points avec toi avant de lancer les commandes et d’embaucher les extras.

Donc on est partis sur une soirée à thème : « J’ai l’âme slave et je suis Berrichon. » Tu parlais d’une vingtaine de professeurs auxquels il faut ajouter une quinzaine d’invités et d’animateurs.
En tant que maître de cérémonies, tu joueras naturellement le rôle d’Ivan le Terrible et les autres professeurs d’EPS seront habillés en boyards. Je me suis dit qu’il y aurait un truc à faire avec des chevaux. Vous pourriez faire une entrée à cheval dans le manoir au début de l’apéritif, toi, habillé avec un slip en vison et diadème et Marc Dupin habillé en Conan le Barbare à tes côtés. On pourrait faire venir quelques chevaux du centre équestre pour un budget tout à fait raisonnable.

Pour la suite de la soirée, tu m’indiquais que tes collègues de sciences participeront à la mise en scène. Le professeur de SVT unijambiste pourrait jouer le rôle de Raspoutine et faire son entrée en traversant la salle sur une tyrolienne, vêtu d’une combinaison en cuir façon Batman. Les deux profs de physique pourraient apporter les toasts, maquillés comme les frères Bogdanov, entourés d’une dizaine d’ukrainiennes qui se tapent sur les fesses comme des amazones.

Pour l’alcool, on pourrait faire ça à la moujik : je vois une fontaine à vodka géante qui arriverait sur un traîneau tiré par des rennes. Les rennes seront plus durs à trouver mais j’ai un copain routier qui peut en ramener de Finlande.

Il ne reste plus qu’à fixer le nombre de filles et la quantité de vodka. Je pourrais aussi faire venir quelques éphèbes colombiens pour tes collègues féminines et le prof unijambiste.

Téléphone-moi dans la semaine pour lancer les préparatifs.

À bientôt.

Jean-Michel

Réflexions sur le déclin de l’Occident. Les dimanches de la philosophie. Séance 51.

•dimanche 15 janvier 2012 • Laisser un commentaire

Il y a quelques jours, je lisais un dossier de Courrier International sur le déclin de l’Occident. En lisant tous ces articles, je me suis rendu compte qu’il n’était question que de PIB, de production industrielle et de transactions financières. La montée de l’Asie nous dit-on, s’accompagnerait nécessairement de notre propre déclin. Grand dieu, nous ne sommes plus les maîtres du monde !!

Cette manière de penser n’est elle pas celle des militaires, des industriels et des maîtres ? Qui ont fini par nous convaincre que la vie était une course dont nous devions sortir vainqueurs pour la gloire de la nation. Je me souviens de ces mots de Dagerman :

« Ma vie n’est pas quelque chose que l’on doive mesurer. Ni le saut du cabri ni le lever du soleil ne sont des performances. Une vie humaine n’est pas non plus une performance, mais quelque chose qui grandit et cherche à atteindre la perfection. Et ce qui est parfait n’accomplit pas de performance : ce qui est parfait œuvre en état de repos. Il est absurde de prétendre que la mer soit faite pour porter des armadas et des dauphins. Certes, elle le fait – mais en conservant sa liberté. Il est également absurde de prétendre que l’homme soit fait pour autre chose que pour vivre. Certes, il approvisionne des machines et il écrit des livres, mais il pourrait tout aussi bien faire autre chose. L’important est qu’il fasse ce qu’il fait en toute liberté et en pleine conscience de ce que, comme tout autre détail de la création, il est une fin en soi. Il repose en lui-même comme une pierre sur le sable. »

Peu m’importe que l’Occident soit le centre du commerce mondial et que le PIB de l’Allemagne soit supérieur à celui de l’Indonésie. Le déclin ou non de l’Occident ne se mesurera pas devant une montagne de charbon ou d’acier mais devant la société que nous sommes en train de bâtir. Le déclin sera culturel et intellectuel avec d’être financier et technologique.

Pour l’instant, je n’ai pas le sentiment que notre civilisation est fondamentalement en déclin par rapport au reste du monde. Les Européens sont globalement éduqués et curieux. Les musées et les bibliothèques sont pleins, les gens voyagent et partent à la découverte du monde. Bien sûr, de l’autre côté, l’extrême droite progresse avec le repli sur soit et la peur des autres. Nos sociétés se sclérosent et les inégalités sociales s’accroissent de façon scandaleuse. Ian Morris parle de la chute inévitable de toute civilisation, qui doit faire face à un goulet d’étranglement entre leurs besoins et la raréfaction des ressources. Il a oublié la révolution, la guerre civile, le déclin démographique et la catalepsie intellectuelle. La seule manière d’éviter la chute serait de changer profondément notre éducation. De réformer notre société et nos valeurs avec un partage du travail, des richesses et une révolution philosophique dans laquelle l’argent ne serait plus au centre de tout. Je pense que cette question concerne tout autant l’Occident que l’Asie et les pays émergents.

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