La Mésopotamie en images d’Épinal.

Page d’accueil sur la Mésopotamie.

Les arts et la littérature véhiculent un certain nombre d’images sur la Mésopotamie, depuis les jardins suspendus de Babylone au harem de Sardanapale en passant par la célèbre Tour de Babel. Une grande partie de ces représentations repose sur des confusions ou des erreurs parfois très anciennes mais qui sont aujourd’hui acceptées par l’iconographie. La première de ces impostures concerne non moins qu’une des sept merveilles du Monde.

Les introuvables jardins suspendus de Babylone.

Dès l’antiquité, les jardins de Babylone sont tenus pour être une des sept merveilles du Monde. Diodore de Sicile, au premier siècle avant notre ère, décrit des « machines qui élèvent l’eau des rivières » et des fresques à la gloire de la reine Sémiramis, commanditaire de cette merveille. Il s’appuie sur les travaux de Ctésias de Cnide, un médecin grec qui exerça auprès du roi des Perses à la fin du Veme sicèle avant notre ère. Flavius Josèphe, un siècle plus tard attribue la paternité des jardins à Nabuchodonosor II. Il s’appuie cette fois sur Bérose, un prêtre babylonien du IIIe siècle avant JC. Enfin, Strabon parle des « vis sans fin » pour monter l’eau de la rivière.

Gravure de Maarteen van Heemskerck XVIe siècle.

Or, que nous dit l’archéologie sur le sujet ? Absolument rien. Pas la moindre trace, le moindre canal, le moindre équipement que l’on pourrait associer à un système d’irrigation de jardins suspendus. De même, Hérodote et Xénophon, qui ont traversé la Mésopotamie au Veme n’en soufflent mot. Un doute commence à s’installer. Puis quand on regarde les sources de plus près, on découvre une confusion complète entre Babylone et Ninive, en particulier chez Ctésias. (Ninive devint la capitale de l’Empire néo-assyrien à partir de Sennachérib).

Ctésias attribue ces jardins à Sémiramis, reine légendaire de Babylone, elle même inspirée par deux reines assyriennes. (Voir plus bas.) Il affirme par ailleurs que Ninive a un plan rectangulaire et se trouve sur les rives de l’Euphrate ce qui est en réalité le cas de Babylone. La confusion entre Ninive et Babylone dès l’antiquité s’explique par la propagande assyrienne elle même. Sous le règne d’Assurbanipal, Babylone et prise et pillée par les Assyriens. Le dieu Marduk est déporté à Ninive avec une partie de la population et des lettrés. Certains théologiens ont essayé de donner à Ashur les attributs de Marduk et Ninive est présentée comme la nouvelle Babylone ruinée.

Les « jardins suspendus » se rattachent en réalité à une tradition assyrienne. Plusieurs souverains assyriens ont déployé des moyens pharaoniques pour aménager de grands parcs paysagers autour de leur capitale. Sargon II entreprit des travaux gigantesques autour de Dûr-Sharrukîn et son fils, Sennachérib, fit de même à Ninive. Ils firent planter des milliers d’arbres, d’essences provenant de toutes les régions de l’empire. La nature était ensuite modelée pour recréer des paysages emblématiques comme les forêts de cèdres de l’Amanus (Liban) et les marées de Chaldée. (« Pays de la mer » au sud de la Mésopotamie.) Le roi pouvait contempler un microcosme de l’empire et affirmer son pouvoir universel. Dans la même optique, les Assyriens apportaient des animaux de toutes les espèces connues, dont des lions. Le parc était également un lieu de chasse pour le souverain. Les jardins sont construits en terrasses et irrigués par gravitation. L’archéologie a mis en évidence un système de machine élévatrices basées sur le principe de la vis d’Archimède (400 ans plus tôt). Ce sont probablement les machines décrites par Strabon au premier siècle de notre ère. Enfin, pour approvisionner ces parcs et les jardins citadins, d’immenses canaux sont taillés dans la montagne agrémentés de plusieurs aqueducs.

La mort de Sardanapale et l’image du souverain oriental.

La Mort de Sardanapale (1827) est un des tableaux les plus célèbres d’Eugène Delacroix. Sur le plan artistique, il constitue un manifeste pour la peinture romantique dans la querelle contre les classiques. Les thèmes utilisés par le peintre, qui m’intéresse ici, sont fortement imprégnés des images orientalistes du XIXeme siècle.

La mort de Sardanapale

Sardanapale est la déformantion d’Assurbanipal (Ashur-bân-apli « Ashur est le créateur du fils héritier ») le dernier grand roi d’Assyrie (669-627). La légende sur la mort de Sardanapale nous vient encore de Ctésias, auteur du Persica. Il le décrit comme un roi paresseux et lascif, qui vécu comme une femme enfermé dans son palais. On retrouve ici l’archétype du tyran oriental décadent, très populaire dans la tradition grecque. Ctésias nous raconte qu’il mourut pendant la chute de Ninive qui marqua la fin de son empire. Refusant de tomber aux mains de l’ennemi, Sardanapale décide de mourir en emportant tous ses plaisirs. Il ordonne aux eunuques de rassembler ses concubines et son or avant de mettre le feu au palais.

Comme pour les jardins de Babylone, Ctésias commet un certain nombre de confusions auxquelles s’ajoutent les préjugés et les idées reçues de la tradition grecque. En réalité, Assurbanipal ne fut pas le dernier roi d’Assyrie. Ninive est prise en 612 avant J.C. et l’empire lui survit jusqu’en 610. Assurbanipal fut un des rois les plus puissants de son temps et dirigea l’epuire avec une main de fer. Il fit détruire Babylone, puis il écrasa l’Elam, la Phénicie et l’Egypte. Sous son règne, l’empire ne connut pas une année de paix. Il fut également un grand lettré et rassembla dans sa capitale la totalité des savoirs mésopotamiens qu’il pu rassembler. Il mourrut sans doute fort âgé après avoir choisi son successeur.

La légende concernant sa mort provient sans doute d’une confusion avec son frère Shamash-shum-ukîn. Assarhaddon, père d’Assurbanipal et Shamash-shum-ukîn avait choisi partager son pouvoir après sa mort. Assurbanipal, bien que n’étant pas l’aîné, reçu le cœur historique au nord et son frère le sud. Shamash-shum-ukîn était dès le début dans une situation ambiguë. Il portait le titre prestigieux de roi de Babylone mais une partie du pouvoir, en particulier l’armée restait sous le contrôle de son frère. Assurbanipal aggrava la situation en se comportant comme un roi en Babylonie. Shamash-shum-ukîn, encouragé par le parti anti-assyrien finit par se révolter et entraîne l’empire dans une violente guerre civile. Babylone est encerclée en 650. Après deux ans de sièges, la ville est pillée en 648 et Shamash-shum-ukîn meurt apparemment dans l’incendie de son palais.

Le harem oriental.

Quand on évoque la cour et le harem des rois de Mésopotamie, un flot d’image exotiques nous submerge… Le harem ottoman, les contes des mille et une nuit… Les femmes lascives au bain embaumées des parfums d’encens. En bref, tous les fantasmes occidentaux remontent à la surface grâce à notre mémoire reptilienne. 🙂

Gérôme, Allumeuse de narghilé. (1898)

Jean-Léon Gérôme. Allumeuse de narghilé. (1898)

Les représentations du harem ottoman véhiculent un grand nombre de stéréotypes fantaisistes sur l’Orient. Appliquées à la Mésopotamie elles deviennent presque totalement erronées.

L’existence d’un harem ou secteur des femmes est avérée dès le troisième millénaire en Mésopotamie, mais il existait probablement avant. Le harem du roi de Mari, Zimri-Lim (1775-1761) est bien connu grâce aux tablettes adminsitratives retrouvées dans les archives du palais. On découvre un monde très organisé et hiérarchisé. Les listes de ration pour l’huile et les céréales classent les résidentes du harem dans l’ordre hiérarchique. À Mari, ces listes commencent par la grande prêtresse d’Ishtar, puis la reine-mère et l’épouse principale du roi. On trouve ensuite les princesses, les épouses secondaires et les musiciennes. Terme qui recoupe en partie les concubines. Enfin, on trouve la liste des servantes, recluses, gardiennes de portes etc… La majorité des femmes du harem appartenaient à la domesticité. Quand un roi était vaincu, les femmes de son harem allaient normalement grossir le harem de son vainqueur. À l’apogée de son règne, le harem de Zimri-Lim comptait 515 personnes. La correspondance des princesses nous éclaire en partie sur l’ambiance qui régnait à l’intérieur du harem. On devine un certain nombre de luttes de pouvoir, finalement assez logique dans un milieu clos ou coexistent des centaines de personnes.

Les harems néo-assyriens sont connus par un « édit de harem » promulgué sous le règne de Tiglath-Phalazar Ier (1113-1076). Il montre à nouveau un monde très codifié avec une hiérarchie semblable au harem de Mari. Chaque femme possède une servante qu’elle a le droit de réprimander, mais sans violence excessive. Pendant leurs règles, les femmes sont considérées comme impures et n’ont pas le droit d’approcher le roi. Les courtisans et les eunuques qui ont accès aux femmes du harem doivent normalement se tenir à une distance de sept pas. Les relations intimes avec une concubine du roi sont punies par la mort. Certaines femmes et les domestiques sont mariées à des hommes en dehors et ont le droit de sortir du harem. Il leur faut néanmoins une autorisation du roi pour le faire. La correspondances de certaines femmes proches de la famille royale témoigne d’une grande influence politique. À plusieurs occasions en Assyrie, des femmes se sont distinguées par leur personnalité et leur pouvoir.

Le mythe de Sémiramis et les reines assyriennes.

La légende de Sémiramis nous est raportée par plusieurs sources grecques qui rassemblent et mélanges plusieurs figures historiques différentes. Hérodote d’Halicarnasse, qui a traversé la Mésopotamie au Ve siècle av.J.-C., fait de Sémiramis une reine de Babylone qui vécut 5 générations avant la destruction de l’Assyrie. Il lui attribue la construction des quais de Babylone le long de l’Euphrate, qui ont transformé la ville. L’inspiration de ce personnage pourrait être l’épouse de Sennachérib, Naqi’a-Zakûtu. Durant le règne de Sennachérib, elle exerça une influence considérable au coeur du palais. Elle aurait poussé le roi à choisir son propre fils, le futur Assarhaddon en lieu et place des autres prétendants. Pendant le règne de son fils, son pouvoir demeure très grand comme l’atteste la correspondance retrouvée au palais. Assarhaddon écrit à sa mère : « J’ai immédiatement donné des ordres conformément à ce que tu m’as écrit. » (ABL 330) Parmi les grandes réalisations du règne d’Assarhaddon, on compte la reconstruction de Babylone, saccagée par son père. Or, cette œuvre est traditionnellement associée au nom de Sémiramis avec la construction des jardins suspendus évoqués plus haut. (Qui concernent également Ninive, capitale de Sennachérib).

Sémiramis construisant Babylone. (E. Degas (1860)

Edgar Degas, Sémiramis construisant Babylone. (1860-1862)

Pour le nom, il est probablement inspiré de Sammuramat, autre reine d’Assyrie, femme de Shamshi-Adad V et mère d’Adad-Nêrârî III. Quand Shamshi-Adad meurt en 810, son fils est encore très jeune. Sammuramat aurait alors exercé une sorte de régence pendant quatre ans avec le soutien des hauts dignitaires du royaume. Pendant cette période, les armées assyriennes ont mené deux campagnes en direction des Mèdes dans les montagnes du plateau iranien. Ils furent vaincus à plusieurs reprises. C’est de là que provient la légende d’une reine inhumaine et guerrière qui est reprise par Ctésias de Cnide.

Si Ctésias est une source relativement fiable pour l’étude de l’empire perse, ses sources sur la Mésopotamie son un peu plus fantaisiste. Il reprend des légendes incroyables sur les origines semi-divines de Sémiramis. Par la suite, la tradition grecque a associé ce personnage à des mythes et des héros grecs. Sémiramis serait née près de la ville d’Ascalon, sur la côte méditerranéen. Elle est fille d’une sirène, « déesse mi-femme mi-poisson » et de Caÿstros, fils d’Achille et de Penthésilée. Peu de temps après sa naissance, Dercéto assassine son mari et abandonne sa fille pour fuire au fond d’un lac. Des colombes emporte alors l’enfant et l’élève. Elle est découverte par des bergers qui l’appellent : « emportée par les colombes » d’où viendrait son nom. De-là, elle rejoint la cour de Ninive et parvient à se marier au roi « Ninos » après une série d’aventures rocambolesques. Commence alors la légende de la reine Sémiramis, bâtisseuse, guerrière et lascive, modelée par la vision occidentale, mélange de fascination et de dédain.

L’Etemenanki et la Tour de Babel.

Le mythe de la Tour de Babel fait partie des plus célèbres contes attachés à la Mésopotamie avec le récit du Déluge et Noë. La peinture a souvent repris ce thème, illustré avec brio par Pieter Bruegel l’ancien.

La Tour de Babel, 1563, Kunsthistorisches Museum, Vienne.

Le mythe en lui même se trouve dans l’ancien testament, pour être précis, dans le chapitre 11 de la Genèse. Voyons tout d’abord le message et la porté du mythe avant d’en aborder les origines.

Le mythe de la Tour de Babel comporte deux axes principaux : Le premier est une étiologie (explication) de la diversité des langues et des peuples. Le second est un conte moral sur les relations entre Yahvé et l’humanité.

Pour résumer très rapidement, l’histoire se situe quelques temps après le déluge. (Lui même un mythe d’origine mésopotamienne). Nemrod, « le roi chasseur », arrière-petit-fils de Noé vient de fonder un nouvel empire, situé en pays de Shinear (Sumer) dont Babel (Babylone) était la capitale. il entame la construction d’une gigantesque tour par laquelle il tente d’atteindre le ciel. Yahvé craint que les hommes s’élève jusqu’à lui et décide de créer les langues pour confondre ce projet.

Ce conte permet donc d’expliquer la diversité des langues et des peuples. Comme toute mythologie, il permet de trouver une explication magique à un fait incompréhensible.

La portée religieuse de ce mythe est plus intéressante. Les hommes ont cherché à se transcender, à atteindre Dieu et ils ont été puni pour cet orgueil. La morale de ce mythe est très proche du chapitre 3 de la Genèse racontant le pêché originel. Quand Eve goûte au fruit défendu de l’arbre de la connaissance, elle préfère le savoir à la soumission et menace de s’élever au niveau du Créateur. L’humanité est chassée du paradis pour cette ambition. La Tour de Babel, arrêtée par la volonté divine rappel la séparation définitive de Yahvé et de sa créature.

L’origine de ce mythe est bien évidemment la Mésopotamie voisine mais ses modalités d’élaborations sont encore mal définies. L’origine la plus communément admise de ce mythe serait la déportation à Babylone d’une partie de la population juive en 597 après la prise de Jérusalem par Nabuchodonosor II (604-552). La déportation de populations civiles était une pratique courante à cette époque pour amener le calme dans les régions rebelles. Les Juifs auraient été subjugués par la grande ziggurat de Marduk, située au cœur du sanctuaire de l’ESAGIL : « Temple dont la tête est élevée ». La ziggurat en elle même était appelée l’ETEMENANKI : « temple-fondation du ciel et de la terre. » Elle était conçue comme le pivot qui réunissait le ciel et la terre et assurait l’unité de l’Univers. Les ziggurats ont été construites dans toute la Mésopotamie depuis la fin du troisième millénaire à l’occupation achéménide. Les plus anciennes sont l’œuvre d’Ur-Nammu (2112-2095), roi sumérien de la dynastie d’Ur III. L’Etemenanki était exceptionnelle par ses dimensions. Elle a bénéficié à la fois de la reconstruction de Babylone par Assarhaddon (680-669) et les souverains néo-babyloniens qui peuvent profiter d’un gigantesque butin accumulé en quelques années. La ziggurat avait une base de 90 mètres de côté et une hauteur équivalente. Cela devait en faire un des monuments les plus spectaculaires de toute l’antiquité. Elle comptait probablement 7 étages, colorés par des parements de briques émaillées. (Le chiffre 7 avait une valeur symbolique en Mésopotamie.)

Christoph Uehlinger, professeur d’histoire des religions à l’université de Zurich, voit dans le mythe de la Tour de Babel une référence à l’arrêt des constructions de Dûr-Sharrukîn, la nouvelle capitale, voulue par l’empereur d’Assyrie, Sargon II. La construction de cette ville, entièrement dédiée à sa gloire avait été abandonnée après sa mort en 705 et l’abandon de son corps sans sépulture, signe d’une malédiction. Cette hypothèse n’est probablement pas totalement dénuée de fondements, car l’empire d’Assyrie était à ce moment la première puissance et la construction de Dûr-Sharrukîn a mobilisé les ressources de toute la Mésopotamie. Cela dit, cette explication paraît un peu lointaine et peu évidente d’autant que ce sont les Grecs qui confondaient Babylone et l’Assyrie, pas les Hébreux.

Pour être complet, il existe un ancien mythe sumérien relatant l’origine des langues après une intervention divine. Il s’agit de la légende d’Enmerkar et le seigneur d’Arrata. C’est un texte un peu fragmentaire et difficile à comprendre, dans lequel la cration des langues serait le fruit d’une invocation dédiée à Enlil, utilisée par Enmerkar, un roi légendaire d’Uruk. Là encore, le lien avec le mythe de la Tour de Babel est très peu évident. Enfin, il existe enfin sur Internet un récit farfelu attribué aux sumérien dans lequel Marduk ou Enki jette des poissons dans un lac pour donner des langues différentes après avoir privé l’humanité du langage… C’est assez abracadabrantesque. Les mythes sumériens ne se sont jamais intéressé à Marduk, du simple fait que l’ascension de Babylone, et par conséquent de Marduk, est postérieure à la chute de la dynastie d’Ur III. Les mythes qui mettent en scène Marduk sont élaborés par le clergé Babylonie et ne pratiquent pas cette confusion des genres.


13 Réponses to “La Mésopotamie en images d’Épinal.”

  1. le peuple de la mesopotamie exsiste encore

  2. Une peuple ne disparaît jamais totalement (sauf en de rares exceptions). Leurs descendants vivent toujours et leur culture a été transmise. Par bien des aspects, nous sommes leurs héritiers. Cela dit, les Mésopotamiens n’existent plus en tant que peuple et civilisation indépendante.

  3. Bonjour,

    C’est avec grand plaisir que j’ai découvert votre site puisque je partage votre passion pour ce thème de la vision déformée de l’Orient par l’Occident et plus particulièrement de la Mésopotamie par les Grecs et les Romains.
    J’ai moi-même écrit à ce sujet et j’ai vu d’ailleurs que vous faites un lien vers une page de mon site à propos de « La légende de Sémiramis ».
    J’en profite donc pour vous signaler une nouvelle page, beaucoup plus fournie, qui est la version longue d’une conférence sur « La Mésopotamie vue par les Grecs et les Romains, entre fantasme et réalité » et qui se trouve ici:
    http://pagesperso-orange.fr/patrick.nadia/MesopotamieGrecs.html

    Mésopotamiennement vôtre,

    Nadia Pla

  4. Merci beaucoup. Je vais étudier ce lien avec intérêt.
    Cordialement.
    Que Shamash et Ishtar vous protège. 🙂

  5. Bonjour votre site est plutôt bien fait .
    je voudrais savoir s’il est possible d’avoir une idée sur la conception que les Mésopotamiens avait de la mort car a la différence de l`Égypte antique je n`ai hélas pas trouver énormément de documentation. j’ai besoin de savoir des sources même si je sais que la documentation sur la conception de la mort mésopotamienne est rare. Merci de m’aider

  6. Je dois faire un paragraphe sur la question. De tête, il y a des articles dans les livres de Jean Bottéro :
    – La plus vieille religion en Mésopotamie.
    – L’écriture la raison et les Dieux.
    – Lorsque les dieux faisaient l’homme. (Sources directes, traduction des mythes. Il faut lire en particulier les mythes concernant Nergal et Ereshkigal.

    Pour faire rapide, la vie dans l’au-delà est une sorte de vie au ralenti. Les enfers sont bien sûr dans le monde sous-terrain, les Enfers, « la cité aux sept murailles » ou l’Irkallu présidée par Nergal et Ereshkigal. « Les morts n’ont pas la belle vie », ils boivent l’eau croupie, mangent de la poussière… Cette existence peut être améliorée si les descendants font des offrandes et des libations. Comme le dit une tablette, « celui qui a de nombreux enfants s’assoie à côté des dieux. »

  7. Merci, je désespérais de ne pas trouver de source sur le sujet. Autre chose cela serait-il envisageable de comparer la conception de la mort en Égypte et en Mésopotamie et surtout d’avoir assez de sources pour pouvoir comprendre pourquoi n’était-il pas influencé (leur vision de la mort est si différente , alors qu’ils se côtoyaient)
    Merci d’avance de m’aider.

  8. Il est probablement envisageable de comparer ces deux visions de la mort, avec leurs points communs et leurs différences.
    En Mésopotamie, il n’y a pas de pesée des âmes comme en Égypte avec un jugement. Tout le monde est accueilli dans le royaume des morts. Ce qui peut arriver de pire à un homme est de mourir sans sépulture, condamnant son « etemmu » (esprit, ombre, fantôme) à errer dans le monde des vivants. C’est ce qui est arrivé au roi d’Assyrie Sargon II qui est mort dans une embuscade dans le Tabal en 705. Cela a été compris comme le signe d’une malédiction.
    Par ailleurs, les Mésopotamiens ne croient pas vraiment à l’immortalité matérielle du corps dans l’autre vie, comme en Égypte, ce qui nécessiterait une momification. Les chairs « retournent à l’argile » et l’ossature, le squelette repose définitivement. En enfer, le défunt survit apparemment sous une forme aérienne, impalpable, fantomatique, « Etemmu » celle qui apparaît dans les visions. Les ossements sont entourés d’un grand respect et servent notamment au culte des ancêtres.

  9. vous nous avez beaucoup apris grand merci vous pour notre sujet d’histoire !!!
    cordialement
    ps: ce site est super !! =)

  10. que dieu vous protége mdr

  11. Merci à vous. Que Nabû vous protège. 🙂

  12. que dieu vous aide , vous protege , vous trouve l’amour ptdr

  13. et oui c est trop bien la mesopotamie

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