Récit improbable d’un voyage en Chine. Jour 1

Le jour se lève à peine sur le Bassin Parisien et la vallée du fleuve Niger. À l’heure où le cadre parisien et le lion vont boire, je m’avance dans le hall central de l’aéroport Charles de Gaulle avec Fabrice, mon intrépide compagnon de voyage. Nous avons l’air à la fois confiant et décidé. Un observateur extérieur aurait pu nous prendre pour Philéas Fog et son fidèle Passepartout. Nous nous dirigeons vers le terminal 2E où nous attend le vol SU0775 de la compagnie Aeroflot. Tout le monde a rigolé quand j’ai annoncé que nous allons voler avec une compagnie russe. J’ai entendu un florilège d’anecdotes : « Tu vas rater ta correspondance ! Tes bagages vont arriver deux jours plus tard ! Tu vas t’écraser au dessus du désert de Gobi et les scorpions vont bouffer ton corps ! » Peu importe, le billet n’était pas cher. Si je meurs, ce sera avec la conviction d’avoir réalisé une bonne affaire. J’aurais acheté la mort en soldes en quelques sortes. Finalement, les prophéties des Cassandre et autres oiseaux de mauvais augure ne se sont pas réalisées. Notre avion a décollé sans problème et nous volons paisiblement au dessus d’une mer de nuages. Nous avons juste eu à déplorer un léger retard au décollage. L’hélice de l’avion était un peu grippée par la rouille, rien de bien méchant. Tout le monde est sain est sauf. Les 150 passagers sont bien montés à bord, en dehors d’un couple de touristes ukrainiens qui n’ont pas réussi à sauter dans l’avion après la poussée du décollage. Allez, je vous mets une petite photo de notre avion : un splendide Antonov AN-2 de 1951. Il n’y a pas à dire, le matériel russe, c’est solide.

Antonov An-2 devant le terminal 2E de laéroport Paris-Charles de Gaulle

Antonov An-2 devant le terminal 2E de l'aéroport Paris-Charles de Gaulle

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~ par L'éphémère du crépuscule sur lundi 27 juillet 2009.

Une Réponse to “Récit improbable d’un voyage en Chine. Jour 1”

  1. confiant devant l’aérogare 2E ?!?!?! Ils avaient l’air plutôt de deux gosses perdus : quand je leur ai dit que je ne faisais que les déposer le grand khan a chougné en me demandant de garer ma voiture au parking et de l’accompagner, lui tenant la main, pour aller embarquer. Mais j’avais bien d’autres choses à faire et il a été très déstabilisé de se retrouver avec le pauvre Fabrice, devant le grand hall de Roissy. J’ai tout de même un peu attendu pour que Fabrice puisse vérifier que le vol n’était pas annulé, et le Grand Khan m’a regardé alors avec ses petits yeux liquides, tout fragile avec ses sacs à dos plus gros que lui, puis j’ai filé… faut tout de même pas exagérer !!!

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