Biographie d’Herbert le grand Khan (1979-?)

Par un crépuscule sinistre de novembre 1979, aux environs de 20h00 un cri plaintif déchira les brumes auvergnates. Herbert venait de naître à l’Hôtel Dieu de Clermont-Ferrand, extirpé à l’antre maternel par des ventouses, comme un bouchon dans l’évier…

De 1979 à 1990 Herbert est jeune. Il passe le plus clair de son temps à jouer aux Indiens dans la forêt ou plus rarement aux Cow-boys qui, dit-il, « sont tous des cons. »

De 1990 à 1994, Herbert est au collège. Une période à oublier, pendant laquelle il se comporte en zozo abominable comme tous les collégiens. Il avoue aujourd’hui : « Si je devais me rencontrer avec 15 ans de moins, je me détesterais probablement. »

De 1994 à 1997, il explore le lycée où il commence une lente évolution et prend goût à l’absurde, dans lequel il voit un système d’interprétation du fonctionnement de l’Univers.

De 1997 à 2000. Herbert mène conjointement des études d’histoire et de géographie à l’université de Clermont-Ferrand. Pendant cette période, il se familiarise avec les écrits d’Emmanuel Kant, Claude Lévi-Strauss et Danielle Gilbert, dont la pensée a considérablement influencé les intellectuels auvergnats. Il découvre également Pierre Desproges, Lautréamont et Rimbaud desquels il puise une inspiration jamais reniée. Herbert s’essaye également à l’écriture avec les premiers récits de voyage au Mexique et aux États-Unis, où il n’a évidemment jamais mis les pieds. Il reçut à ce titre un hommage appuyé de l’un de ses camarades. « Tu écris n’importe quoi sur des pays où tu n’es jamais allé. Tu es un véritable géographe. »

De 2000 à 2004, de Vaucanson délaisse pour un temps la géographie et se consacre à un second cycle en histoire. Une maîtrise d’histoires belges en 2001 et un diplôme d’études approfondies en blagues suisses en 2003-2004. Pendant cette période, Herbert s’essaye à l’écriture de textes humoristiques et saignants.

Au cours de ces années en résidence universitaire, Herbert rencontre de nombreux étudiants étrangers absolument abracadabrantesques : des Maliens, des Chinois, des Arabes, des Polonais et d’autres machins dont le pays est tellement exotique qu’il est impossible d’en écrire le nom avec un clavier français. De ces contacts, Herbert retire une légitime fierté nationaliste, à laquelle s’ajoute une curiosité pour ces contrées barbares qu’il résumera ainsi : « les Français, c’est pas de la merde, mais les Polonais aussi sont rigolos ! » De ces contacts naîtront le récit d’aventure en pays polchnoukois et les pérégrinations en pays magyar, pour la première fois rédigés après de vrais voyages.

De 2004 à 2006. Herbert de Vaucanson vit dans un relatif anonymat en exerçant la profession de comique troupier dans une ville de garnison du sud de la France. En 2006, il rejoint le Berry qui recèle également un grand potentiel humoristique et commence un doctorat sur « un siècle d’humour terre-neuvien. »

Gérard Lenorman.

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~ par L'éphémère du crépuscule sur jeudi 31 mai 2007.

13 Réponses to “Biographie d’Herbert le grand Khan (1979-?)”

  1. Il est aussi narcissique que Sarko !

  2. Si je connaissais autant de gens dans le showbiz et les groupes médiatiques, j’aimerais aussi avoir ma tête dans tous les magazines : « Le chasseur français », « Les dossiers d’archéologie », « la vie du rail », « Elle », « Paris Match »… Bref la gloire !

    (Attention, parmi ces magazines, il y a un intrus… J’envoie une photo inédite de Skippy au premier qui parvient à l’identifier.)

  3. L’intrus, c’est bien sûr  » les dossiers d’archéo »!

  4. aucun rapport mais j’avais envie de le dire ici

    au sujet d’un quartier de Bourges

    « les quais du Prado »

    ben c’est une contrepèterie

  5. Euh… se pourrait-il que l’on vous aie déjà rencontré dans les fables de Lafontaine ?

    Amicalement…

  6. Si Lafontaine m’avais inclus dans ses fables, c’eut été sans aucun doute sous les traits d’un animal retors et chaffouin, comme le corbeau ou le chacal.

  7. Si vous êtes bien le personnage représenté en robe de chambre dans un billet pas loin… euh je ne vous sens ni chaffoin ni retors… mais tout est possible, bien sûr…

    En tout cas bienvenue chez Fredesk (Wawaronnie), je ne sais ce qui me vaut l’honneur de votre visite ou qui vous a mené à moi mais croyez bien que j’en suis enchanté 🙂

  8. C’est bien moi sur la photo. Je suis supris que tu ne me trouves pas un air retors, car je me suis vraiment concentré pour avoir un regard méchant et machiavélique. C’est pour ça que mes élèves sourient quand j’essaye de leur faire peur. 😦

  9. Tu dois être le meilleur prof de ton collège, aimer tes élèves – qui le savent – et ils doivent t’adorer en retour. Chanceux va 🙂

  10. 🙂 Non, je ne suis pas le meilleur prof de mon collège. De nombreux collègues sont plus expérimentés et pédagogues que moi. De plus, les relations sont très variables selon les élèves. Certains apprécient les professeurs durs et justes, d’autres préfèrent plus d’empathie et d’attention, d’autres enfin préfèrent discuter et s’amuser. Autrement dit, le même prof peut être détesté par certains élèves et apprécié par les autres alors que son collègue aura des relations très différentes avec les mêmes élèves.
    Pour ma part, je ne cherche pas nécessairement à être adoré des élèves. C’est à double tranchant si cela se transforme en familiarité. Ma devise serait plutôt celle de Caligula : « Qu’ils me haïssent, pourvu qu’ils me craignent » 😉

    En Europe on cherche en général à garder une petite distance avec les élèves. J’ai entendu dire que c’était très différent aux Etats-Unis et je ne sais pas ce qu’il en est au Canada. Ici, on essaye d’instaurer une confiance et un respect mutuel sans que les relations s’apparentent à quelque chose de vraiment amical.

    Enfin, dans l’ensemble, les relations se passent bien, ils ne traînent pas trop les pieds en venant chez moi et on arrive à plaisanter un peu, mais il y a des élèves avec lesquels l’opposition est plus frontale.

  11. À vrai dire, je ne sais plus vraiment ce que sont les relations professeurs-élèves… je n’ai pas mis le pied dans une école depuis… depuis… ah oui. depuis mon voyage en Belgique au musée d’incunables de la bibliothèque de Morlanwelz-Marimont, où j’ai eu l’honneur d’être invité à assister à un cours donné par une madame illustre dont j’ai oublié le nom. C’était euh… en 1976 ou 77, je ne sais plus, dans ces années-là.

  12. Dis… je regarde la photo qui orne ton site là… —>>>> Ce sont d’anciens tuyaux d’orgue ?

  13. Non, pas du tout, c’est une colonne ouvragée à l’entrée d’une boutique à Bourges, une pâtisserie pour être précis. Elle est située au bas de la rue des musiciens dont elle symbolisait les activités.

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