Les 120 jours d’Amsterdam.
Il y a quelques semaines, j’ai reçu un message effrayant dans ma boîte aux lettres. L’une de mes connaissance, dénommée Mulan, m’annonçait qu’elle voulait partir pour les Pays-Bas. La lettre disait en substance : “Mon ami, je n’en puis plus des vertus et du Saint-Nectaire, je désire plonger dans le stupre, le gouda, le vice et la drogue. Je pars pour Amsterdam ! Mon cheval est scellé, je partirai en la vigile de la Sainte Bernadette.” (Elle travaille dans une école de cavalerie, ces gens là ont un langage désuet.)
En lisant cela, mes jambes se sont dérobées. Sainte-Marie mère de Dieu… La pauvre Mulan chez les filles de joie et fumeurs de hachich ! Je me suis jeté à genoux pour invoquer le père tout puissant et me signer. (Bon, d’accord, je me suis signé à l’envers, car je confonds toujours la Macarena et le signe de croix…) Comme Bernard de Clairvaux, qui prêcha jadis la croisade des Albigeois, je pris mon bâton de pèlerin pour tenter de sauver cette âme en détresse. Mulan est déjà végétarienne : mérite-t-elle pour autant d’aller en enfer ?
Comme Batman, je ne suis pas seul pour combattre le vice ! Mon Robin se prénomme Felix, alias “Le Squale” ou “le Mérou” dans les commentaires. Enfin, Pout avait rejoint notre expédition pour caillasser les manifestants pro-tibétains sur le chemin.
Nous attendions tous les quatre sur les quais de la gare du nord avant d’embarquer vers les chauds climats des rives de l’Amstel. J’avais endossé le chasuble de la vertu pour combattre le Malin dans son antre.

Quatre heures après le départ, nous foulions les pavés du port d’Amsterdam au bord duquel nul marin ne dormait sous des oriflammes. Le matin, à 8h00, je mangeais un croissant avec Christine Boutin, à 13h00 je me promenais dans le quartier des lumières rouges. La vie est ainsi faite. J’ai senti que ce voyage allait être éprouvant en arrivant sur le parking où nous attendait la Felix-mobile. Il avait fait repeindre ce véhicule soit-disant pour passer inaperçu :
Avant de monter, je levais ma crosse sacrée pour attirer sur moi la protection de Saint-Christophe, patron des voyageurs et Sainte Marie-Madeleine, patronne des prostituées. Felix conduisait son bolide avec brusquerie et vélocité. Ce voyage fut long et pénible. Puis il donna un grand coup de frein en hurlant. Je levait mon missel en implorant le ciel. Il ouvrit la porte et annonça fièrement : “C’est fait, j’ai débusqué un des sbires du Malin.” Le temps que je descende, Mélaine s’était déjà précipitée dans le Musée du sexe.

Moi je criais à Felix : “Prie avec moi, chasse le Malin ! N’accepte pas le démon en ton cœur ou alors, cela sera le chapiteau Pinder !” Mais il était déjà en train de regarder le programme du musée en déclarant avec un air de faux-cul : “Ah, j’irai bien voir les reproductions des fresques romaines, au nom de la recherche historique.”
En comprenant ce qui se passait, je commençais à pâlir. Mon fidèle Felix, mon preux et sémillant spadassin était en train de tomber dans les rets du vice. Ainsi commença mon long chemin de croix. Il ne m’ont rien épargné… après le “lèche-vitrine” dans le quartier rouge, ils sont allés au marché aux fleurs. Je me suis dit : “enfin, la beauté fragile des tulipes saura toucher l’étincelle d’amour dans leurs âmes consumées par la concupiscence… mais ce n’est pas les bulbes de tulipes qui les intéressaient…

Cependant, le marché au fleur fut un moindre mal car il éloignait Felix et Mélaine du quartier du sexe, je pouvais peut-être les sauver. Profitant d’un moment de confusion, je réussis à les convaincre d’aller visiter le musée des tropiques : le grand musée d’anthropologie des Pays-Bas avec les collections javanaises et sud-américaines. J’étais bien convaincu d’éloigner ces deux démons de la porte des enfers. Les tentations furent nombreuses sur le chemin. Avec mon aide et mes prières, Felix parvint à résister au fruit défendu de la nouveauté.
Hélas, en arrivant au musée, je compris bien vite l’œuvre de Belzébuth. d’un manière ou d’une autre, il était responsable des collections… Des masques javanais aux totems africains en passant par les innocentes marionnettes, tout n’était que sexes turgescents dressés au ciel comme une offense à Dieu. Christ ressuscité me pardonne.


En sortant du musée, je sentais ma foi faiblir et s’insinuer le doute dans mon esprit. Mon Dieu, pourquoi nous as-tu abandonné ? En sortant de ce lieu de perdition, je crus un instant retrouver le moral mais ils me conduisirent dans le gouge le plus sinistre de la capitale Batave : le siège local de l’U.M.P.

C’est à cet instant que j’ai abandonné. Alors, un jour, Dieu punira les Hollandais pour leur truculence et leur effronterie. Le Gouda deviendra vert et les sauterelles mangeront les champs de tulipes !!!! Hahahahahahahahaha ! ( = Rire sardonique, pour ceux qui ne veulent pas lire le nombre de Hahahahaha)




Sur un sentier de randonnée."




Tu es bien en curé avec une calotte.
Pas une calotte, une mitre archiépiscopale ignare…
la mitre, c’est pas un insecte qui bouffe les habits ?
Bien, ton article sur Amsterdam, ô grand Khanabis !
Assez réaliste à quelques détails près.
En effet, sous les airs prudes que tu te donnes se cache un débauché digne de la philosophie dans le boudoir. Tu feins l’horreur et l’innocence mais tu n’as trompé personne ! Tu n’étais pas le dernier à faire du “lèche vitrine” dans le quartier rouge et à visiter des sex-shops. J’ai bien vu ton oeil brillant, ton sourire béat que ta barbe ne réussissait pas à cacher et tes mains qui se tendaient malgré toi vers les accessoires les plus divers !!
Heureusement que j’étais là pour vous servir de chaperon, à Landry et toi, sinon je crois bien que vous y seriez encore.
Je ne me souviens pas de cela. Je me souviens du ciel nuageux, de la colère de Dieu, du vent dans les branches et des remous de l’Amstel sur les berges des canaux. Je n’ai aucun souvenir des sex-shops.
@u Berrichon masqué,
Ce ne sont pas les mitres qui bouffent la laine, ce sont les mythes, comme l’Iliade et l’Odyssée.
il faut donc que je bosse les mitres de mes amis
merdum crottum :
j’ai foiré ce contrepet